"Le Port de la Rochelle", un tableau de Signac volé il y a trois ans, de retour à Nancy

"Le Port de la Rochelle", un tableau de Signac volé il y a trois ans, de retour à Nancy

ART - "Le Port de la Rochelle", une huile sur toile du Français Paul Signac dérobée il y a trois ans, a été rendue ce vendredi à la municipalité de Nancy. Cette œuvre du maître du pointillisme, qui date de 1915, avait été retrouvée l'an dernier en Ukraine.

C'est un retour à bon port qui n'est pas passé inaperçu. Sous escorte policière, le "Port de la Rochelle", une toile de l'impressionniste français Paul Signac, a été rendue ce vendredi par la justice à la municipalité de Nancy, au terme d'un long et mystérieux voyage. Ce chef-d’œuvre représentant des bateaux à l'entrée du port de la Rochelle a une valeur estimée à 1,5 million d'euros. Il avait été volé il y a trois ans au musée des Beaux-Arts de la ville où le traumatisme est encore bien présent. 

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"Ce retour de l'œuvre est une excellente nouvelle pour tous. Le vol s'est fait en un clin d'œil. Très rapide et très discret", se rappelle Susana Gallego Cuesta, la directrice. Ce tableau avait été dérobé le 24 mai 2018 avec une apparente facilité. Après des repérages, trois Ukrainiens étaient entrés par la porte principale, en plein jour. L'un d'eux avait décroché le cadre, découpé la toile de 46 centimètres sur 55, puis il l'avait roulé et caché sous son imperméable.  

L'œuvre était réapparue en Ukraine

Introuvable pendant un an, l'œuvre était réapparue à 2400 kilomètres de là à Kiev, en Ukraine, lors d'une perquisition dans une toute autre affaire, chez un homme soupçonné du meurtre d'un bijoutier. "L'Ukrainien chez qui la perquisition a été effectuée a de lui-même signalé aux policiers l'existence de ce chef-d’œuvre parce qu'il ne voulait pas que cette œuvre soit mise au rebut", explique François Pérain, le procureur de Nancy. 

Les aveux de ce malfaiteur, amateur d'art, ont finalement permis cette restitution. Il faisait partie d'une bande très organisée. À la même période, lui et trois complices ont en effet subtilisé quatre autres tableaux sur le sol français dont un Renoir. Des vols qui se font souvent sur commande. "Avant que le vol ne se commette, ces équipes savent à qui ces biens sont destinés. Elles ont déjà établi les filières de recel, donc c'est toute une logistique qui se prépare bien avant que le vol ne soit commis", confirme le colonel Didier Berger, chef de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC). 

Une expertise a garanti l'authenticité de cette huile sur toile datant de 1915 qui avait été maintenue sous scellé par la justice française depuis son retour sur le territoire national. Avant de retrouver le regard du public, cette œuvre sera restaurée. À Nancy, tous espèrent désormais qu'il sera prêt pour la réouverture des musées. 

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