Le retour en grâce des renoncules

Le retour en grâce des renoncules

Autrefois peu considérées par les fleuristes, les renoncules font aujourd'hui partie de leurs meilleures vente.

Son père et son grand-père les sélectionnaient avant lui. Kévin Bideau est né avec les renoncules. Une fleur "venue d'Asie qui a été ramenée en France pendant les croisades de Saint-Louis". Depuis le XIIIe siècle, elle s'est implantée sur le pourtour méditerranéen. Les classiques sont obtenus avec des graines et les clones, des variétés conçues et reproduites à l'identique par l'Homme.

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Depuis trois ans, Thierry Abeille a abandonné la tulipe pour se consacrer à cette production. "Ça nécessite beaucoup moins de main-d'œuvre et aucun chauffage des serres. Sa production et toute celle de la région arrivent au marché aux fleurs d'Hyères dans le Var. Des trains entiers de renoncules y sont vendus aux enchères chaque matin entre novembre et avril. Ici, la qualité de toutes les fleurs est contrôlée avec soin. Il n'y a là que de la renoncule française. Deuxième producteur mondial derrière l'italien, la France exporte en moyenne 30% de cette culture vers la Hollande.

Pour cette fleuriste, une évolution majeure est en train de s'opérer. "Elle avait ce statut de fleurette. Au fur à mesure du temps, elle devient une fleur noble comme la rose ou la pivoine", souligne Lauriane Gilet, propriétaire de "Couleur fleurs" à la Seyne-sur-Mer. Une renoncule coûte plus cher qu'une rose, trois euros l'unité. Et pour cause, à sa beauté, sa délicatesse, s'ajoute une résistance hors du commun. "On peut la garder une quinzaine de jours". Depuis cinq ans, cette boutique en vend environ 15% de plus chaque année, notamment à la Saint-Valentin.

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