VIDÉO - Les jeunes et le tatouage, un "suicide social" ? L'avertissement d'un célèbre tatoueur

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MISE EN GARDE - De plus en plus de Français franchissent aujourd'hui le seuil des salons de tatouage. Mais les motifs et les parties du corps choisis ne sont parfois pas très heureux. Au mondial du tatouage qui se tient jusqu'à dimanche à Paris, le tatoueur Mikael de Poissy alerte contre les dérives qui peuvent parfois coûter cher aux tatoués.

Le Mondial du tatouage a débuté vendredi en grandes pompes à la grande Halle de la Villette, à Paris. Plus de quatre-cent tatoueurs sont présents pour cet événement qui attire toujours plus de monde. Depuis plusieurs années, le tatouage n’est plus réservé aux gangsters et aux marginaux. Il se démocratise, si bien que plus d’un Français sur dix est aujourd’hui tatoué. Mais avec la popularité apparaissent les dérives. Ainsi, les tatouages ne seraient aujourd’hui plus autant personnels qu’auparavant. "Pour la personne qui vient se faire tatouer comme ça, à son premier tatouage, je pense que la tendance est dans ce qu’elle voit, dans les télé-réalités, dans les choses dont elle va se nourrir sur les réseaux sociaux. Et malheureusement, à la télé, les choses que l’on voit ne sont pas forcément les plus belles", explique Mikael de Poissy sur son stand.

Une tendance du "n'importe quoi"

Spécialisé dans le tatouage de "vitraux", le professionnel déplore aussi la façon dont les jeunes agissent sur un coup de tête. "La tendance est  un petit peu dans le n’importe quoi avec des gens qui se font tatouer des choses dans des endroits très radicaux comme les mains ou le visage. […] Ça peut être un suicide social ", regrette-t-il. Face à cela, Mikael de Poissy rappelle la responsabilité des tatoueurs sur la prévention et la mise en garde de leurs clientèle.

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