VIDÉO - "Marche des pères" : de Marseille à Paris, 800 km à pied pour revendiquer l'"égalité parentale"

VIDÉO - "Marche des pères" : de Marseille à Paris, 800 km à pied pour revendiquer l'"égalité parentale"

SÉPARATION - Huit hommes et deux femmes ont débuté une "marche des pères" de 800 kilomètres de Marseille à Paris afin de demander notamment que la résidence alternée soit érigée en principe de base lors de séparation.

Ils s'estiment lésés lors des décisions de justice en cas de séparation et veulent que la loi change en leur sens. Afin de mobiliser l'opinion publique, une dizaine de parents ont pris le départ mercredi à Marseille pour une "marche des pères" de 800 kilomètres qui doit les mener, en plusieurs étapes, jusqu'à Paris.

Avec cette marche, ces huit pères séparés et deux femmes, originaires de toute la France et dont le collectif s'est constitué grâce aux réseaux sociaux, veulent demander "l'égalité parentale" lors des séparations. Ils souhaitent notamment que la résidence alternée soit érigée en principe de base.

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Une marche de 37 jours de Marseille à Paris

Durant cette marche, les participants vont traverser 14 départements et s'arrêter dans 33 villes avant de rejoindre la capitale le 17 décembre. Ce dernier jour, le cortège qui s'ouvrira à tous reliera la place de la Bastille à l'Assemblée nationale où ont été déposés des propositions de loi. "Dans les cas où la résidence est partagée, c'est là où les enfants ont les meilleurs résultats scolaires, c'est là où les enfants ont les meilleurs indicateurs de bien-être", souligne à LCI Nicolas Duchêne, père de deux enfants et participant à la marche.

"Nous souhaitons alerter l’opinion publique et les politiques autour de nos trois revendications : faire de la résidence alternée un principe de base (en cas de séparation), renforcer la loi pour les non-représentations d'enfant et mettre en place des mesures contre l'éloignement géographique volontaire", revendique le collectif, parti le 10 novembre depuis une école du nord de Marseille.

Cette demande n'est pas nouvelle et avait déjà été proposée, sans succès, en 2013 puis en 2017. Elle avait alors suscité une mobilisation de la part d'associations féministes qui avaient dénoncé notamment dans une tribune publiée dans Le Monde le fait que cette réforme créait "un droit d'ingérence dans la vie des couples" et que cela pouvait même être dangereux dans des situations de violences intra-familliales. 

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En théorie et en absence de conflit, ce type de garde permet un arrangement entre les parents tout en donnant la possibilité aux enfants de voir leurs deux parents. Cette organisation a été ouverte légalement grâce à une loi passée en 2002 et elle serait de plus en plus choisie par les couples séparés. En effet, en 2020, 12% des enfants en France vivaient en résidence alternée, un chiffre qui augmente depuis plusieurs années. 

Pour autant, les participants à cette marche ont demandé dans les propositions de loi qu'ils ont déposées qu'à défaut d’accord entre les parents séparés sur le mode de résidence de l’enfant, le juge fixe prioritairement l’hébergement de l’enfant de manière équilibrée entre ses deux parents.

En juin dernier, à ce propos, le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, dans une séance au Sénat a indiqué qu’il n’estimait pas "pas nécessaire de légiférer en la matière", le juge appréciant "au cas par cas l’intérêt de l’enfant"

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