VIDÉO - Mathis, un petit garçon malade, exauce son rêve sur une base militaire

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GÉNÉROSITÉ – Depuis 30 ans, l’association des Petits Princes exauce les rêves des enfants malades. Mathis, 8 ans et demi , a ainsi pu profiter d’une journée mémorable sur la base aéronautique de Lann-Bihoué (Morbihan).

Assis à la place du capitaine, la ceinture bouclée comme s’il était prêt au décollage, Mathis n’est pas peu fier. Le temps d’une journée, le voici à bord de l'Atlantique 2, un avion chargé de surveillance et de défense en mer. Devant l’impressionnant tableau de bord truffé de manettes et d’écrans, le petit garçon s’enquiert des principales fonctions de ce joujou grandeur nature bourré de technologies. "Si tu veux monter, tu tires" lui explique Charles Loy, commandant de la flottille. "Si tu veux descendre, tu pousses", poursuit-il. Simple. "Et le bouton rouge demande Mathis ?" "- C’est pour tirer des bombes", explique sobrement son instructeur. 

Grâce aux Petits Princes, 6.000 enfants ont pu réaliser leurs rêves

Mathis aimerait plus tard devenir militaire, mais doit pour l’instant se battre contre une maladie grave. Un quotidien mis entre parenthèses grâce aux Petits Princes, une association qui depuis 1987 a exaucé les rêves de plus de 6.000 enfants et adolescents gravement malades. 


Celui de Mathis a pour décor la base aéronautique de Lann-Bihoué (Morbihan). Après l’Atlantique 2, direction le simulateur de vol, en compagnie d’Eric Jacinot, le commandant de la base. Sur l’écran, une tour émerge du paysage aplani. "Tu vois le phare de Groix ?", lui lance le capitaine de vaisseau. Mathis acquiesce, le cou tendu vers la fenêtre fictive. "Quand on fait découvrir à un enfant quelque chose qu’il ne connaît pas, à chaque fois, il marche dans le rêve", remarque Eric Jacinot.

Une parenthèse dans un quotidien difficile

La surprise continue avec une visite tout en haut de la tour de contrôle, bien réelle celle-ci. Mathis qui ne lâche pas ses jumelles participe en direct à l’atterrissage d’un avion. "On dirait une mouche, car ça va tellement vite", observe le petit garçon sans quitter l'horizon des yeux. Une bouffée d'air frais pour lui, mais aussi pour sa maman Nathalie qui l'accompagne : "C’est un bon moment à deux, pour couper du quotidien". Et dans quelques années, on dira peut-être "mon commandant" à Mathis. 

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