VIDÉO - Migrants : que contient le texte de loi envoyé par Hidalgo à l'Assemblée ?

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PROPOSITIONS - La maire de Paris Anne Hidalgo a proposé, jeudi 6 juillet, des pistes de réflexion sur une nouvelle politique d'intégration des réfugiés en France, à l'adresse des parlementaires et du gouvernement.

Elle avait le souhait de proposer des pistes de travail "clé en main". La maire de Paris Anne Hidalgo a plaidé jeudi 6 juillet pour une loi sur l'accueil des migrants et l'intégration des réfugiés, au moyen d'un texte transmis dans l'après-midi aux parlementaires et au gouvernement. Le but : faire en sorte que ces réflexions aboutissent à une "loi d'orientation et de programmation pour l'accueil des migrants humanitaires et pour une politique nationale d'intégration", alors qu'à Paris, notamment, la situation des réfugiés reste très préoccupante.


Afin d'endiguer une "situation actuelle" qui "reste celle d'une forte crise, malgré les efforts engagés", Anne Hidalgo propose un projet qui se déclinerait en trois axes : l'accueil des migrants, la politique d'intégration, une refonte des structures de pilotage.

"Une répartition organisée sur l'ensemble du territoire"

D'abord, donc, il s'agirait "d'apporter une réponse solidaire et efficace à l'urgence migratoire" et, pour ce faire, de lancer une "répartition organisée des migrants sur l'ensemble du territoire". Dans l'idée, cette mesure serait dotée de 10 millions d'euros par an, pour répondre aux "situations d'afflux". Le texte prévoit également de ramener à six mois le délai maximum des demandes d'asile et d'améliorer la prise en charge des mineurs isolés.


Ensuite, la maire de Paris propose de mener une politique d'intégration approfondie, sur cinq ans, en raccourcissant notamment la durée à partir de laquelle un migrant est autorisé à travailler en France, longue de neuf mois actellement. Par ailleurs, le nombre de places en centre d'accueil (Cada) passerait de 50.000 places en 2018 à 75.000 en 2022. 

Enfin, il s'agit pour Anne Hidalgo de repenser l'organisation institutionnelle. La maire de Paris estime ainsi que "la politique de l'intégration doit être interministérielle (...) et partenariale, en impliquant l'Etat, les collectivités territoriales, les associations et les initiatives citoyennes". Le texte préconise donc la création d'une agence de l'accueil et de l'intégration, "placée sous la responsabilité d'un Haut-Commissaire placé auprès du Premier ministre".


Reste à présent aux parlementaires et aux membres du gouvernement à se pencher sur ses propositions et d'étudier une éventuelle prochaine loi. Le 22 juin dernier, Emmanuel Macron a appelé à "la plus grande humanité" envers les migrants, appelant de ses voeux une réforme du droit d'asile. 

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