Mort de Bernard Tapie : quatre ans de combat acharné contre le cancer

Mort de Bernard Tapie : quatre ans de combat acharné contre le cancer

Ces dernières années, c’est pour parler de son cancer que Bernard Tapie a inlassablement enchaîné les plateaux de télévision. Une maladie qu’il avait clairement choisi de ne pas cacher. Et dont il a voulu partager chaque étape avec les Français.

Automne 2017, on découvre Bernard TAPIE marqué physiquement par les traitements. Il souffre d’un cancer de l’estomac, le dit publiquement et n’hésite pas à secouer les biens portants. “Quand vous avez le bol de vous réveillez en n’ayant rien qui atteint votre santé, votre capital santé, dites-vous bien que la vie est belle”. Un appel à l'optimisme venant d’un homme qui a mené un combat féroce. Tout le monde lui reconnaît cela. “J’ai trouvé que c’était un homme fort qui se battait. Quelque soit ce qu’on pense de lui, il s’est battu, il s’est toujours battu. Et je trouve cela plutôt bien”.

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Au fil des années, son corps a subi les assauts de la maladie. Après l’estomac, c’est l’œsophage, les poumons et les cordes vocales. Le professeur Barlesi le suivait avec d’autres médecins depuis deux ans. Pour vaincre le cancer, Bernard TAPIE s’était tourné vers des traitements innovants. Franz-ce Olivier Gisbert, l’ami, l’a accompagné dans cet ultime combat. “J’en étais venu quand même à croire qu’il ne mourait pas. Qu’il ne mourait pas parce que, à chaque fois, il trouvait autre chose pour repartir, une nouvelle thérapie, quelque chose de neuve, vous voyez ? Donc il ne lâchait pas l’affaire”.

Bernard TAPIE se voulait un malade comme les autres, tout en reconnaissant sa singularité. «Y’a pas de surhomme. Je suis comme tout le monde avec des moments de déprime, des moments de grande souffrance. Mais la différence, c’est quand je suis très mal et j’appelle Gilles Bouleau, je lui dis : “Gilles, on ne peut pas reporter ?” Et là, vous dites : “Ce n’est pas possible. On a tout en place”. Je lui dis : “OK, j’arrive”. Et puis, je suis content d’être là».

L’été dernier, le cancer a lancé son ultime offensive. Cette fois, Bernard TAPIE se savait condamné.

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