VIDÉO - "On va finir par crever" : les gardiens de prison en colère interpellent Emmanuel Macron

DirectLCI
TÉMOIGNAGE - Grégory Strzempek, surveillant à la prison de Vendin-le-Vieil et représentant syndical UFAP-UNSA, interpelle Emmanuel Macron. Au micro de LCI, il rend compte de la colère des gardiens de prison et accuse la direction.

Les gardiens de prison ont débrayé vendredi dans une bonne partie des établissements pénitentiaires du pays, selon des sources concordantes, après l'agression la veille dans le Pas-de-Calais de trois surveillants par un détenu jihadiste, ancien cadre d'Al-Qaïda. 


Grégory Strzempek, surveillant à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et représentant syndical UFAP-UNSA, témoigne au micro de LCI : "On parle avec notre coeur, avec nos tripes... On n'arrive plus à parler tellement il y a de l'émotion... On va continuer, on s'en fout, qu'ils nous sanctionnent... De toute façon, c'est ça ou on va finir par crever (...) Donc à un moment donné, il faut arrêter (...)  Monsieur le président de la République, venez à Vendin, on a des choses à vous dire". 

Vers une mobilisation nationale la semaine prochaine

Le syndicat majoritaire de la profession, l'Ufap-Unsa Justice, avait appelé à cesser temporairement le travail dans toutes les prisons à 6h45 en solidarité avec les surveillants du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, blessés à l'arme blanche. 


La mobilisation était "importante" au sein des 188 établissements pénitentiaires français avec des débrayages de 15 à 20 minutes en général, indiquait-on à la mi-journée à la Direction de l'administration pénitentiaire, qui devait avoir une estimation plus précise de l'ampleur du mouvement dans l'après-midi.


Les syndicats évoquaient une possible mobilisation nationale la semaine prochaine, dans l'attente de décisions de l'administration pénitentiaire ou du gouvernement pour améliorer la sécurité.

Griveaux souligne l'augmentation du budget justice

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a admis vendredi qu'il fallait "consacrer des moyens" à l'administration pénitentiaire, au lendemain de l'agression de trois surveillants dans le Pas-de-Calais, tout en estimant qu'il y avait une "traduction très concrète de ces moyens" dans le budget 2018.

Durant sa campagne, le président Emmanuel Macron avait promis la création de 15.000 places supplémentaires de prison, en reprenant un plan lancé en octobre 2016 par le précédent gouvernement.

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter