Parcs d'attractions : comment se profile la réouverture ?

Parcs d'attractions : comment se profile la réouverture ?

DIVERTISSEMENT - Les parcs d'attractions doivent rouvrir leurs portes le 9 juin prochain. Mais les conditions de cette réouverture restent floues, pouvant nuire à la rentabilité de grandes structures telles que Disneyland Paris ou le Parc Astérix.

Fermés depuis fin octobre dernier, les parcs d'attractions sont prêts pour la réouverture. "Toutes les barres de sécurité sont démontées, regraissées puis remontées pendant l'hiver", explique l'agent de maintenance au Festyland, parc d'attractions situé à Bretteville-sur-Odon, près de Caen, en France, dans le reportage de TF1 en tête d'article. Les visiteurs sont donc supposés revenir s'époumoner sur des montagnes russes le 9 juin prochain. Seulement, cette date suscite un vif mécontentement dans l'univers des parcs à sensations fortes. Pour la simple et bonne raison que de nombreux autres lieux comme les parcs à thèmes pourront, eux, rouvrir une vingtaine de jours plus tôt, soit le 19 mai. 

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"On ne comprend pas pourquoi on peut entrer dans une salle de cinéma, ou dans un musée, qui sont des endroits clos. Alors que nous, nous ne pouvons pas rouvrir bien que tout soit à l'extérieur", souligne Hervé Lebel, président de Festyland. Une réouverture tardive laissant par ailleurs craindre que le personnel saisonnier fasse faux-bond au dernier moment. Or, une telle réouverture requiert de l'anticipation : "Aujourd'hui, nous avons des potentiels candidats, mais peut-être qu'ils ne seront plus disponibles parce qu'ils vont se tourner vers des professions qui, elles, reprennent leurs activités plus rapidement que nous, comme la grande distribution ou la restauration", s'inquiète Alexandre Lair, directeur général du plus grand parc d'attractions de Normandie.

Le "pass sanitaire" compliquerait la réouverture

Un mois avant la date butoir, le protocole sanitaire à mettre en place se révèle un autre point de crispation. Le gouvernement envisage d'imposer un "pass sanitaire" obligatoire à l'entrée. Les visiteurs devront ainsi prouver qu'ils ont été vaccinés ou qu'ils disposent d'un test PCR négatif.  Mais "imposer un pass sanitaire sera très difficile notamment pour les jeunes qui ne sont pas vaccinés et qui n'iront pas faire des tests 72 heures avant", peste Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes. Un obstacle à la réouverture selon lui lorsque "60% des visiteurs ont moins de 25 ans, à Astérix par exemple", déplore-t-il. 

Pénétrer au sein des parcs pourrait devenir un véritable parcours du combattant. "On va flasher leur ticket, puis leur pass sanitaire. Et ensuite leur demander leur pièce d'identité", commente Rachel Masson, responsable commerciale chez Jeanménil (Vosges). "Ça fait des démarches compliquées et longues. L'attente va exploser aux caisses d'entrée", regrette-t-elle. 

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Outre le "pass sanitaire", le gouvernement évoque une jauge de 5000 visiteurs par jour, contre 25.000 en temps normal pour un parc comme Disneyland Paris. Une restriction jugée inacceptable par les grands parcs d'attractions qui risquent de fonctionner à perte. Le Puy du Fou a ainsi déclaré ce jeudi refuser une réouverture dans ces conditions trop restrictives. 

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