VIDÉO - Pascal Pavageau, nouveau patron de FO, dans le Grand Jury : "Les syndicats n'ont plus voix au chapitre" avec Macron

GRAND JURY - Successeur de Jean-Claude Mailly, à la tête de Force ouvrière, Pascal Pavageau était l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, à qui il avait réservé sa première prise de parole. Le nouveau secrétaire général de la centrale syndicale a notamment dénoncé l'attitude du gouvernement et d'Emmanuel Macron vis-à-vis des syndicats.

La page Mailly est tournée. À peine nommé, Pascal Pavageau monte au créneau. Élu vendredi 27 avril à la tête de Force ouvrière, après le départ de Jean-Claude Mailly en poste depuis 2004, l'ingénieur de 49 ans, ancien numéro 2 de l'organisation et seul candidat en lice, souhaite porter le syndicat vers une ère plus contestataire. 


Le nouveau secrétaire général de FO affiche d'ores et déjà plus de fermeté que son prédécesseur, face à la politique du président Macron et du gouvernement Philippe.

Invité de l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, pour sa première prise de parole depuis son élection dans un contexte social tendu, le nouveau Secrétaire général du syndicat critique vertement la politique menée au sommet de l'État. "Depuis un an, on a une politique qui pousse à déprotéger les gens, à individualiser les droits (...). L'attitude du gouvernement tend à montrer qu'il ne reconnaît pas le rôle des syndicats" dans l'élaboration des normes en matière sociale. "Sur la méthode, on a l'impression que, parce que nous sommes une logique de contrepoids, les syndicats n'ont plus voix au chapitre", renchérit-il.

En vidéo

Pascal Pavageau, secrétaire FO : "Je crains que ce soit 'Je pense donc tu suis'" avec Macron

Une politique "pour ceux sortis de la cuisse de Jupiter"

 Sans le citer, il attaque le président Emmanuel Macron, avec qui "il n'y a pas de rendez-vous prévu pour l'instant". "On en est à une politique qui ressemble à quelque chose fait pour les 10% premiers de cordée et qui laisse de côté les 90% derniers de corvée. On ne peut pas avoir une politique qui soit uniquement en faveur de ceux qui sont directement sortis de la cuisse de Jupiter", lance-t-il, en référence à la mythologie romaine où Jupiter est le maître des autres dieux et de tous les êtres vivants. 


À termes, Pascal Pavageau craint "que de temps en temps, ce soit un peu 'je pense donc tu suis'" avec le chef de l'État.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Loi Travail

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter