VIDÉO - Le juge qui a libéré Bertrand Cantat "surpris par de tels déferlements"

VIDÉO - Le juge qui a libéré Bertrand Cantat "surpris par de tels déferlements"

ÉTONNEMENT - De nouveau sérieusement chahuté mardi soir avant son concert de Grenoble, Bertrand Cantat déchaîne les passions depuis plusieurs jours. Sur LCI, Philippe Laflaquière, le juge d’application des peines qui a libéré le chanteur, s’est dit "surpris par de tels déferlements dix ans après" sa libération.

Plus de dix ans après sa libération, en octobre 2007, Bertrand Cantat est régulièrement pris à partie ces derniers jours avant ses concerts. Après Montpellier lundi, le chanteur palois, condamné à 8 ans de prison en mars 2004 pour avoir tué sa compagne, l’actrice Marie Trintignant, a de nouveau été sérieusement chahuté et invectivé (‘‘Assassin, assassin !’’) par plusieurs dizaines de personnes avant son concert de Grenoble mardi soir.

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Bertrand Cantat, l’impossible retour ?

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Mardi soir sur LCI, Philippe Laflaquière, le juge d’application des peines qui a accordé sa libération conditionnelle à l’ex-chanteur de Noir Désir, a confié sa surprise devant de telles réactions après tant d’années.  "Je me doutais que lorsque j’accorderais sa libération à Bertrand Cantat, cela ne se passerait pas sans problème. Simplement, je pensais que les problèmes viendraient plus tôt. C’est vrai que je suis tout de même assez surpris que dix ans après (sa libération), quinze ans après le drame, il y ait de tels mouvements, relayés évidemment par les réseaux sociaux, ce fameux tribunal médiatique qui tend de plus en plus à remplacer la justice et l’institution judiciaire, et de tels déferlements."

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Alors qu’il a accordé de nombreuses libérations à des détenus lourdement sanctionnés par la justice, Philippe Laflaquière constate aussi que la réinsertion de Bertrand Cantat ne se passe pas comme tant d’autres : "Le cas de Bertrand Cantat est exceptionnel. J’ai rencontré d’autres cas extrêmement médiatiques dont la réinsertion s’est passée sans le moindre problème, c’est-à-dire dans la discrétion. Alors c’est vrai que la discrétion, c’est aussi le droit à l’oubli. Pour Bertrand Cantat, la discrétion et le droit à l’oubli, c’est visiblement impossible. Mais c’est peut-être aussi un choix qu’il a fait en revenant dans la lumière. Une fois encore, beaucoup de condamnés à des peines importantes, y compris à perpétuité, se réinsèrent et des années après tout se passe très, très bien. Là, c’est impossible manifestement."

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