"Pipi, pas pipi dans Paris" : le clip de la Ville pour lutter contre les pipis sauvages fait rire (jaune) les internautes

"Pipi, pas pipi dans Paris" : le clip de la Ville pour lutter contre les pipis sauvages fait rire (jaune) les internautes

DirectLCI
PIPI - Pour tenter de sensibiliser aux épanchements d'urine dans la rue, la Ville de Paris a mis en ligne un petit clip... ironique certes, mais qui ne fait pas forcément l'unanimité.

C’est un clip aux couleurs acidulées. Enfin plutôt, à la couleur acidulée : tout y est jaune. Vêtement, décor, et même rouge à lèvre des chanteuses. Un signal d’alerte ?  En tout cas, cette petite vidéo mise en ligne jeudi matin par la mairie de Paris sur sa page Facebook est dotée d’une accroche assez incitative pour donner envie de cliquer : "Pas pipi... pas pipi dans Paris. Pas pipi dans Paris !", est-il écrit. La chanson se lance alors : "Je sors dehors, et je respire la brise, c’est là qu’alors je suis surprise", entonne une comédienne dont la tête apparaît à travers une cuvette jaune, puis assise sur un trône. "Car aujourd’hui dans Paris, faites du bruit, c’est vrai oui, ça ne sent pas le pipi. Je dis merci, un grand et sincère merci à ceux qui n’ont pas fait pipi !"

La chanson, clairement second degré, fait en effet partie de la stratégie de communication de la Ville dans le cadre de son plan "Rendre Paris plus propre". Et plus précisément pour sensibiliser à un véritable fléau : les épanchements d’urines dans la rue. 


Dans le clip, le ton est à l’absurde, au kitsch, voire au très (trop ?) branché :  la chanteuse chante donc, dans une robe faite de rouleaux de PQ, "Je dis merci, un grand et sincère merci, à ceux qui ne font pas pipi, pipi dans Paris, pas pipi dans Paris" ; des cuvettes jaunes de toilettes s'ouvrent et se ferment en rythme, laissant entrevoir des visages ébahis ; un homme court au ralenti, vers un trône jaune... C'est joli, pour du pipi. La rythmique et gestuelle rappellent celles, caricaturées, d’une Christine and the Queens, et la métaphore urinaire est filée sur tous les tons : des bombes à eaux qui explosent au ralenti sur la tête des comédiens, de la peinture jaune qui éclabousse, les rouleaux de toilettes se déroulent à chaque scène. 

Les internautes en rigolent

L'hymne est-il efficace ? Posté jeudi, le clip ne fait pas l’unanimité. Loin de là. Quelques internautes crient au génie, mais (beaucoup) d’autres penchent pour le moment malaise... 


Sur Facebook, la vidéo est partagée près de 2.000 fois, mais les commentaires négatifs s’empilent. "C’est une blague ?", demande l’un. "Et la Mairie de Paris croit vraiment pouvoir améliorer la situation avec ce charmant clip qui ne cible clairement pas les bonnes personnes ? Inutile et ridicule", dit encore un autre sur la page Facebook. Un troisième suggère : "Au lieu de faire des clips à la con qui ne seront même pas regardés par les principales cibles concernées, faites juste de la tolérance 0 avec des amendes dissuasives pour les pisseurs sauvages et en + des toilettes libres d’accès et régulièrement nettoyées pour les parisiens et les touristes."


Le succès n’est pas plus évident sur Twitter. 

La Ville de Paris, très critiquée sur le chapitre de la propreté, a adopté en février 2018, un plan propreté. Un volet vise notamment à lutter plus particulièrement contre les épanchements d'urine. Outre les uritrottoirs, qui ont beaucoup fait parler cet été, la brigade anti-incivilité a été renforcée (5.381 Parisiens verbalisés en 2017 pour les pipis sauvages, soit une augmentation de 165% par rapport à l'année d'avant). La Ville expérimente aussi des solutions plus atypiques, comme des miroirs anti-pipi, un dispositif censé décourager les homme d'uriner en voyant leur reflet.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter