Nanoparticules épinglées par l'UFC-Que Choisir : où trouve-t-on ces substances cachées ?

Société
DirectLCI
EXPLICATIONS - Infiniment petites, les nanoparticules sont utilisées dans nombre de domaines (habitat, véhicules, santé...) pour leurs propriétés particulières. Mais certaines d'entre elles peuvent représenter une menace pour la santé. LCI fait le point sur ces substances, alors que l'UFC-Que choisir annonce ce mardi déposer plainte contre plusieurs fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques "pour non-respect de l’obligation légale de signalement sur l’emballage".

Elles ne sont trop souvent pas mentionnées sur les étiquettes, alors que leurs effets sur la santé sont incertains. Les nanoparticules sont depuis plusieurs mois dans le viseur des associations de consommateurs. Au point que l'UFC-Que Choisir annonce ce mardi avoir déposé 9 plaintes contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques pour "non-respect de l’obligation légale de signalement sur l’emballage". L'association explique avoir procédé à des tests labo sur 16 produits de consommation courante dans ces deux domaines, et les résultats sont édifiants : tous contiennent des nanoparticules, et seuls 3 l'indiquent sur l'emballage. Parmi les produits pointés du doigt par l'association, qui rappelle les "incertitudes scientifiques sur l’impact sanitaire" et environnemental de ces substances capables de pénéterer dans l'organisme, les M&M’s Peanuts, le déodorant Sanex Natur 48h, le Dentifrice Aquafresh triple protection + blancheur ou encore la soupe 'Poule au Pot' de Casino.

Où trouve-t-on des nanoparticules ? À l'intérieur des produits cosmétiques pour commencer : il y en a par exemple dans les vernis à ongles ou dans les crèmes pour le visage. On en trouve aussi dans le maquillage, c'est notamment ce qui donne l'aspect poudreux au fard à paupières. Ces substances utilisées par les industriels pour colorer les aliments, en améliorer la texture ou la conservation, se retrouvent aussi dans de nombreux produits alimentaires. En juin 2016 ainsi, l'ONG Agir pour l'environnement avait alerté sur leur présence, en particulier celle de dioxyde de titane, dans de nombreux produits du quotidien et en particulier dans plus d'une centaine de confiseries, sans que cela soit signalé sur les étiquettes. On en trouve enfin dans certains textiles comme dans les chaussettes, où les nanoparticules d'argent ont une propriété antibactérienne. Le problème c'est que ces produits sont en contact avec le corps, et les nanoparticules qu'ils contiennent peuvent donc très facilement rentrer dans l'organisme. 

En vidéo

Les nanoparticules cachées dans les friandises sont-elles une menace pour la santé ?

À quoi servent-elles ? L'intérêt est que certains matériaux réduits à cette taille peuvent avoir des propriétés industriellement intéressantes. Par exemple, les volets en bois avec des nanoparticules protègent mieux contre les rayons du soleil. Par ailleurs, les nanoparticules de carbone peuvent rendre les raquettes de tennis plus légères. Une propriété similaire à celle sur un pare-choc de voiture qui, équipé de nanoparticules, sera plus résistant.


Les nanoparticules peuvent aussi avoir un intérêt dans le domaine de la santé. Depuis peu de temps on voit apparaître des nanomédicaments qui peuvent, une fois injectés à l'intérieur de l'organisme, fonctionner comme des médicaments à tête chercheuse. C'est-à-dire qu'ils vont aller directement s'implanter dans la zone de l'organisme à guérir. 


Il y a finalement beaucoup d'applications intéressantes pour ces nanoéléments, mais également beaucoup de doutes qui subsistent sur la nocivité de certains d'entre eux.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter