VIDEO - Poulets gavés aux antibiotiques : l'effarante vidéo de L214

Société
MALTRAITANCE - Les militants de L214 ont dévoilé ce mardi des images effarantes d'un élevage industriel de poulet en Vendée. L'association qui milite pour la fin de l'exploitation animale raconte comment une grande entreprise française les commercialise alors qu'elle vante dans ses publicités un élevage respectueux du "bien-être animal".

Sur l'étiquette, des poulets heureux qui respirent le bon air frais. Mais sur la vidéo filmée dans cet élevage de Saint-Fulgent en Vendée,et diffusée par l'association L214, les images sont tout autres. Les poulets y sont obèses. Ils ne tiennent pas débout assez longtemps pour atteindre l'abreuvoir, ont des difficultés à respirer et sont brûlés à cause de l'ammoniac dégagé par leurs déjections non ramassées.  


Les volailles produites dans cet élevage industriel alimentent la marque française Maître Coq. Sur son site, le volailler raconte que "l'animal et son bien-être sont le cœur du métier de nos éleveurs". Pour ce faire, des "éleveurs rendent visite aux volailles plusieurs fois par jour" et recourent aux antibiotiques "seulement en cas de force majeure (...) après un diagnostic vétérinaire approfondi qui permet de cibler le traitement en lien avec l’agent infectieux identifié."

"Un marketing trompeur pour rassurer le consommateur"

Des propos mensongers, rétorque L214, images à l'appui. Dans la nouvelle vidéo choc publiée par l'association, les poulets reçoivent une dose quotidienne d'antibiotique pour traiter les coccidies, des parasites très communs. Leurs médicaments sont directement intégrés dans les miettes et les granulés distribués chaque jour aux 100 000 volailles de l’élevage épinglé. Une pratique légale et généralisée, souligne l'association, mais qui va à l'encontre des annonces marketing du  volailler Maître Coq. 

Dès mardi, une plainte auprès du jury de déontologie publicitaire devrait être déposée par L214 qui dénonce un "marketing trompeur pour rassurer les consommateurs".  


Fondée en 2008 par Brigitte Gothière et Sébastien Arsac, l'association souhaite l'abolition de toute exploitation animale. En clair, la fin de l'élevage et des abattoirs, qu'ils soient industriels ou familiaux. Et pour "dénoncer ces pratiques indignes", ces antispécistes s'arment de caméras et vont filmer derrière les portes closes de ces lieux de mise à mort.

Lors de la rédaction de cet article, l'entreprise, Maître Coq, n'était pas disponible pour répondre à nos questions. 

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