Reconfinement : ces Français qui refusent une troisième mise sous cloche

Reconfinement : ces Français qui refusent une troisième mise sous cloche

Face à la perspective d'un éventuel reconfinement, de nombreux Français ressentent de la lassitude ou de l'abattement. Restaurateurs, chefs d'entreprises, salariés, étudiants, parents... Certains affirment même qu'ils ne respecteront pas les consignes

Supporterez-vous un troisième confinement ? "Je commence à avoir un peu ras-le-bol. Ça fait lourd entre le couvre-feu et puis maintenant encore un confinement. C'est difficile", précise une dame. Des Français sont lassés de ces restrictions. Dans cette rue de Nice (Alpes-Maritimes), des commerçants sont abattus. Après un mois de couvre-feu, cette gérante a perdu la moitié de son chiffre d'affaires : "Les gens n'ont plus le moral. On n'a pas de visibilité sur l'avenir, qui soit personnel ou professionnel", souligne Lœtitia Censi - magasin "Girl By Girl". Son voisin, lui, se dit prêt à faire face. Mais il veut voir ses efforts récompensés : "Je redoute un confinement qui serve peu, qui ne soit pas aussi strict que le premier. Et que du coup, on retrouve toujours du monde dans les rues, toujours du monde dans les magasins", craint Romain Raby, gérant de la boutique "Clopa Cabana".

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Dans ce village du Doubs, ce restaurateur regarde ses factures s'amonceler sans pouvoir les régler. Malgré les aides de l'État, il perd 3 000 euros tous les mois : "On ouvre quand ? Quel protocole ? Quelle distanciation ? Qu'est-ce qu'on va faire ? (...). Parce que si j'écoute Monsieur Véran, on sera 70 millions de vaccinés fin août. Ce qui veut dire que mon établissement va ouvrir au mois de septembre. (...)", déplore Stéphane Turillon, chef et propriétaire du restaurant "La source bleue" - Cusance. Pour contester, il a prévu de rouvrir lundi prochain, quoiqu'il arrive. Et il nous assure qu'il a déjà reçu des centaines de lettres ou de messages de soutien.

En région parisienne, cette entreprise fabrique des pièces mécaniques. Avec le confinement, le patron s'attend à 20% de commandes en moins. "Dans le cas d'un confinement qui perdure, on serait obligé de procéder à des licenciements économiques (...)", regrette Joël Tanguy, directeur de l'entreprise CTM LASER. Sur 34 salariés en 2020, il a déjà dû en licencier quatre et craint de devoir recommencer.

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