"Sept à Huit" : ces Français qui s'offrent une résidence secondaire pour moins de 50.000 euros

"Sept à Huit" : ces Français qui s'offrent une résidence secondaire pour moins de 50.000 euros

MAISONS LOW-COST – Encouragés par les différents confinements, les Français se ruent sur les résidences secondaires, notamment celles à bas prix. L'émission de TF1 "Sept à Huit" s'est penchée sur ces mobil-homes, tiny houses et autres maisons containers qui s'arrachent pour moins de 50.000 euros.

Depuis le confinement, les Français n'ont jamais été aussi nombreux à vouloir un pied-à-terre au bord de la mer ou à la campagne. Résultat, le nombre de résidences secondaires a atteint le chiffre record de 3,6 millions. Un boum qui a fait grimper le prix de l'immobilier de 15% en un an. 

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Pour permettre à toutes les bourses d'accéder à la propriété, un nouveau type d'habitat a donc vu le jour. Des maisons low-cost à moins de 50.000 euros, comme les tiny house que l'on peut fabriquer soi-même ou des containers transformés en maisons. Mais l'option la plus prisée et la moins chère, c'est l'achat de mobil-home. Il s'en vend 20.000 par an, soit 50 par jour.

Pas de taxe foncière

À 57 ans, Marc vient justement d'acheter sa première résidence secondaire, un mobil home dans un camping au cœur du Perche. Séparé de sa femme, il élève seul ses cinq enfants. Dans ce  cocon de 36 m² qui dispose d'un petit bout de jardin, chacun a tout de même son espace. Deux chambres pour les filles, une autre pour le garçon, une salle d'eau, ainsi qu'une cuisine équipée. Marc, lui, dort sur le canapé du salon. "Tous les week-ends, on est en vacances !", lance-t-il, heureux, dans le reportage de "Sept à Huit" en tête de cet article. Ce père de famille a réalisé son rêve : offrir à ses enfants un petit bout de paradis pour seulement 20.500 euros. 

Technicien en informatique, Marc a dû aussi composer avec son budget pour dénicher son bien. "J'avais regardé les maisons traditionnelles, mais comme je suis tout seul à travailler, ça aurait été un peu plus dur. Pour avoir le crédit, il aurait fallu un deuxième salaire. Là j'ai payé cash et je suis propriétaire de mon mobil home. En plus il n'y a pas de taxe foncière - car Marc n'est pas propriétaire de sa parcelle. Juste des charges à payer tous les mois pour l'emplacement. En ajoutant l'eau et l'électricité, ça fait 250 euros par mois", affirme-t-il.

En bonus, une fois l'emplacement payé, les résidents ont accès à toutes les infrastructures du camping : trois piscines, un étang pour pêcher, une petite ferme et un parcours pour pédalo. Sur 25 ha, cela représente un terrain de jeu supplémentaire pour Marc et ses enfants. 

"Vivre avec l'essentiel dans moins de 20 m²"

Mais cette promiscuité ne convient pas à tout le monde. Certains recherchent un environnement plus calme. C'est le cas d'Alexis et Sydney qui viennent de finir de fabriquer leur résidence secondaire dans la banlieue lyonnaise. Une maison miniature sur roues de 17 m² qu'ils pourront transporter en pleine campagne. Ce n'est pas un mobil home, mais une Tiny house, littéralement "minuscule maison". Un habitat tendance, venu des États-Unis, qui est transportable et beaucoup moins cher qu'un habitat traditionnel. La fabrication est artisanale, avec un état d'esprit : vivre avec l'essentiel dans moins de 20 m². "On pense que l'on peut vivre aussi bien, en vivant petit, et on peut avoir tout le confort nécessaire", reconnaît Sydney. 

Mais pour que la Tiny house ait le droit de voyager, elle ne doit pas dépasser les 3,5 tonnes. Le couple a donc dû faire des concessions. "On aurait bien aimé mettre du marbre dans la cuisine, mais étant limité par le poids, on a préféré opter pour un plan de travail en stratifié. Comme ça, c’est beaucoup plus léger", poursuit la jeune femme. L'ensemble leur a coûté 40.000 euros. 

Des prix attractifs, un mode de vie plus écolo, les Tiny house attirent une clientèle de plus en plus nombreuse. En quelques clics, le client peut construire virtuellement sa minimaison, avec une ou deux mezzanines, choisir sa longueur, la forme du toit, son revêtement extérieur comme intérieur. "La clientèle aujourd'hui se généralise. Les gens veulent une Tiny house qui soit disponible plus rapidement et plus facile à assembler", explique Lionel Lucide, fondateur de la société Bati-Fablab. Livrée clé en main, une Tiny house industrielle coûte au minimum 35.000 euros, mais le client peut choisir de la construire lui-même pour baisser les coûts. Elle lui coûtera alors 19.000 euros.

Protecteur pour les habitants

Il existe également un nouveau genre d'habitat low cost, cette fois considéré comme une vraie maison, ce sont les containers maritimes. Certains ont fait plusieurs fois le tour du monde et seront bientôt des résidences secondaires. L'entreprise Everlia à Béziers a fait de ce recyclage sa spécialité. Le patron, Alain Krzyzanowski, attend avec impatience, deux fois par semaine, l'arrivée de ces vieux loups de mer. Il paye cette matière première 3600 euros avant de la  transformer en maison. "La tôle peut être un peu abimée ; en revanche on ne peut pas supporter qu'un angle le soit, il faut qu'il garde sa même structure", dit-il.

Ces vieilles carcasses vont ensuite rejoindre ses ateliers où elles seront découpées, assemblées et métamorphosées. Les containers peuvent se superposer selon les envies et s'assemblent sans limites de taille ni de poids. Par ailleurs, grâce à des isolations spécifiques et une bonne ventilation, ces maisons d'un genre nouveau ne se transforment pas en sauna, ni en glacière. Ce type d'habitat est surtout 20% moins cher qu'une maison traditionnelle. Le modèle de base à 39 m² coûte 52.000 euros. 

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Pour Alain, l'autre gros atout de ces containers, c'est leur solidité. "L'avantage du container, c’est qu'il est protecteur pour les habitants. En effet, 80% des gens meurent dans les catastrophes naturelles écrasées sous les décombres. Dans un container, ce n'est pas possible". Par ailleurs, la maison container est une maison à part entière avec ses fondations, son raccordement au tout-à-l’égout et sa taxe foncière. 

Depuis le premier confinement, Alain ne chôme pas. Les demandes de devis ont quasiment doublé passant de 2500 à 4500 par an. 

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