Simone Veil au Panthéon : cinq choses insolites que vous ne saviez (peut-être) pas sur le temple de la République

ANECDOTES HISTORIQUES – Décédé il y a an, Simone Veil a été transférée ce dimanche 1er juillet au Panthéon, aux côtés de son époux Antoine. Ceux qui les ont précédé dans ce club très sélect auraient une foule d'histoires à leur raconter.

En signe de "l'immense remerciement du peuple français" selon Emmanuel Macron, Simone Veil, décédée le 30 juin 2017,  entrera au Panthéon ce dimanche avec son époux Antoine Veil.


L'occasion pour LCI de revenir en cinq anecdotes sur l'histoire de ce temple républicain.

Mirabeau, premier admis, premier expulsé

Il est entré le premier au Panthéon en 1791, grillant la politesse à Voltaire. Mais il est aussi le premier à en voir été expulsé. Mirabeau, porté par les révolutionnaires sous la coupole de la rue Soufflot deux jours après sa mort, un record, sortira par la petite porte trois ans plus tard, après des révélations sur son double jeu avec le roi. Il n'est pas le seul à avoir ainsi perdu la reconnaissance de la Patrie. On peut en particulier citer Marat, qui avait pris sa place et a connu pareil déshonneur après quatre petits mois de repos dans la crypte, le vent de la Révolution ayant tourné.

Certains ne font qu'accompagner des proches

Antoine Veil, décédé en 2013, sera admis au Panthéon en sa qualité d'époux. Il n'est pas le seul dans ce cas. Sophie Berthelot, la première femme entrée au Panthéon, avait ainsi été inhumée avec son mari le chimiste Marcellin Berthelot, qu'elle avait précédé de quelques heures dans la mort. Victor Schoelcher, à qui on doit l'abolition de l'esclavage, a également souhaité qu'on ne le sépare pas de son père Marc. Autre "incruste" à côté des 76 personnalités aujourd'hui inhumées sous la coupole : Soufflot, l'architecte du Panthéon, qui a lui-même demandé à y être enterré. 

Des cercueils vides

Plusieurs cercueils ne contiennent pas de dépouille, comme ceux des deux résistantes entrées en 2015 au Panthéon, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, qui ne contiennent que de la terre prélevée dans le cimetière où elles reposent, à la demande de leurs familles. On peut en particulier citer celui de Condorcet, dont le corps, jeté dans une fosse commune, n’a jamais été retrouvé. Ou encore celui de Gambetta : seul son cœur repose dans une urne. On peut de toute façon être au Panthéon sans y être inhumé. Les noms de plus d'un millier de personnes, comme ceux des "Justes de France", sont inscrits sur les murs du bâtiment. D'autres noms, comme Aimé Césaire, figurent sur des plaques commémoratives.

Un seul peintre

En matière de reconnaissance, la patrie ne fait pas dans la diversité. Pour la parité, on est proche du zéro pointé : les arrivées de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz avaient doubler d'un seul coup le nombre de femmes. Même chose pour la diversité ethnique : seuls l'homme politique guyanais Félix Éboué et l'écrivain métis Alexandre Dumas la représentent. Et si le Panthéon fait la part belle aux militaires (du premier empire surtout) et aux hommes politiques, il ne compte qu'un seul peintre : Joseph-Marie Vien, pourtant moins connu que son élève David.

Pas que des Français

Aujourd'hui, il faut obligatoirement être Français pour entrer au Panthéon. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Quatre italiens, un Néerlandais et un Suisse, y reposent aussi en remerciement de leur soutien à Napoléon.
 

La cérémonie d'intronisation de Simone Veil au Panthéon sera diffusée ce dimanche 1er juillet en direct de 10h à 14h sur LCI.

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