VIDÉO - Soldat tué au Mali : l'hommage national tout en sobriété rendu à Maxime Blasco aux Invalides

VIDÉO - Soldat tué au Mali : l'hommage national tout en sobriété rendu à Maxime Blasco aux Invalides

CÉRÉMONIE - Un hommage national au sergent Maxime Blasco, tué en opération au Mali, a été rendu aux Invalides ce mercredi, en présence du président Emmanuel Macron. Un autre hommage lui sera rendu jeudi à Varces (Isère) par ses frères d'armes.

C'est un soldat "au parcours exceptionnel" que les Français ont honoré ce mercredi 29 septembre. Un hommage national au caporal-chef Maxime Blasco, élevé au grade de sergent à titre posthume, tué vendredi 24 septembre en opération au Mali, a été rendu dans l'Hôtel national des Invalides, en présence du président de la République Emmanuel Macron, qui a présidé la cérémonie. 

Comme de tradition, le cortège funéraire a emprunté le pont Alexandre III à Paris, pour un dernier hommage populaire, précédé d'une escorte de gendarmerie, alors que les militaires sur les côtés étaient au garde à vous et que d'autres, dans la foule, applaudissaient. Peu de temps après, le cercueil de Maxime Blasco a fait son entrée dans la cour d'honneur. Les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur lui ont été remis, à titre posthume, par le chef de l'État, avant que retentissent la Sonnerie aux morts et de La Marseillaise. La sortie de la dépouille du soldat français, âgé de 34 ans, s'est faite sur une marche funèbre. 

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Jeudi 30 septembre, un autre hommage lui sera rendu à Varces (Isère) par ses frères d'armes du 7e bataillon de chasseurs alpins. L'Assemblée nationale avait, quant à elle, observé une minute de silence en sa mémoire mardi.

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L'hommage au sergent Maxime Blasco aux Invalides

"Un parcours opérationnel exceptionnel"

Maxime Blasco a été tué, vendredi 24 septembre, au cours d'une "opération de reconnaissance et de harcèlement" conduite par la force anti-djihadiste Barkhane dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Plusieurs fois décoré, le soldat, âgé de 34 ans, avait reçu en juin la médaille militaire "pour la valeur exceptionnelle de ses services". "C'était quelqu'un qui avait un parcours opérationnel exceptionnel", a décrit le colonel Pascal Ianni, porte-parole des Armées.

Au cours de l'année 2019, il avait sauvé la vie à deux de ses camarades après le crash de leur hélicoptère Gazelle. Grièvement blessé, notamment avec de multiples fractures vertébrales, il avait réussi à les extraire sur une cinquantaine de mètre avant de les installer "de façon un peu artisanale sur les patins" d'un hélicoptère Tigre pour les extraire de la zone de combat, selon l'état-major.

Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au combat au Sahel depuis 2013.

Un contexte de réorganisation des militaires français au Sahel

Sa mort intervient à l'heure d'une réarticulation et d'une réduction du dispositif militaire français au Sahel, dans un contexte très tendu entre Paris et Bamako. La junte au pouvoir à Bamako envisage de conclure un contrat avec la sulfureuse société paramilitaire russe Wagner. Mais un déploiement de ces mercenaires serait "incompatible" avec le maintien au Mali des troupes françaises, a averti Paris.

Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé samedi à l'ONU la France d'un "abandon en plein vol", défendant les réflexions en cours à Bamako de s'adjoindre d'autres partenaires. "C'est beaucoup d'hypocrisie, c'est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d'indécence surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre, or le vendredi 24 septembre un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel", s'est indignée lundi la ministre des Armées Florence Parly, en assurant que "la transformation de notre dispositif militaire au Sahel ne constitue pas un départ du Mali".

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Mali : qui sont les mercenaires du groupe Wagner ?

La France prévoit de quitter les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit), tout en maintenant sa présence à Gao, Gossi et Ménaka. Les effectifs français au Sahel seront réduits d'ici 2023 à 2500 à 3000 hommes, contre plus de 5000 aujourd'hui.

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