"Laissé pour mort" : un militant écolo roué de coups après avoir filmé un dépôt sauvage

"Laissé pour mort" : un militant écolo roué de coups après avoir filmé un dépôt sauvage

AGRESSION - Président d'une association écologiste, Christian Puech a été violemment frappé pour avoir filmé un dépôt de gravats de chantier en pleine nature. Hospitalisé, le septuagénaire souffre de plusieurs fractures.

Il était sur sa terrasse lorsqu'il a vu passer un camion rempli de détritus. Christian Puech s'empresse alors d'aller filmer, quelques kilomètres plus loin, la benne déverser son chargement en pleine nature. L'habitant de Montbazin (Hérault) tente de se faire discret mais se fait rapidement repérer, puis frapper par le pollueur. "J'ai senti un choc sur la tempe avec une très grande violence, au point de me briser une partie du visage", confie l'homme au visage tuméfié dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. "Je me suis retrouvé par terre. J'ai vu quelqu'un qui prenait la caméra. Ils m'ont laissé pour mort." Depuis, le septuagénaire est hospitalisé avec de nombreuses fractures, dont deux au tibia. 

Militant écologiste depuis plus de 30 ans, ce n'est pas la première tentative d'intimidation dont il est victime. La dernière en date remonte à 2020. Alors qu'il se trouvait à proximité d'une autre décharge sauvage, il avait été menacé de mort. Impossible toutefois de faire intervenir les forces de l'ordre. "La police veut des preuves", explique le président de l'association "Témoin au bout du monde". "Ils m'ont à chaque fois demandé si j'avais des photos, des vidéos. Mais les preuves nécessitent d'intervenir à chaud." 

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Cette triste situation pourrait se reproduire avec des apparitions récurrentes de décharges sauvages aux abords de la petite commune. Outre les agressions, le maire de Montbazin redoute des incendies ainsi qu'une hausse de la pollution dans la région. "C'est une agression contre Monsieur Puech, mais aussi contre la nature puisque des particules de laine de verre s'envolent dans l'atmosphère et dans les cours d'eau", alerte Josian Ribes. 

Faute de preuves, cet acte n'est pas suffisamment sanctionné selon Aurélien Daloz, premier adjoint, délégué à la transformation écologique. "On se disait que l'une des solutions pouvait justement être de constater nous-mêmes, de filmer, mais dans des conditions de sécurité. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas cette fois-ci", déplore-t-il. En cas de flagrant délit de dépôt sauvage, le contrevenant est contraint de payer une amende allant de 68 à 1500 euros. 

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Une enquête a été ouverte pour retrouver les agresseurs de Christian Puech, dont la convalescence va durer près de 5 mois.

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