VIDÉO - Tensions en Guadeloupe : quel est le profil des émeutiers ?

VIDÉO - Tensions en Guadeloupe : quel est le profil des émeutiers ?

PROFILS - La Guadeloupe a connu un nouveau week-end de violences, après une semaine d'un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants. Qui sont les émeutiers et combien sont-ils ?

Qui sont les manifestants qui utilisent la contestation de l'obligation vaccinale pour s'en prendre aux commerces de première nécessité en Guadeloupe ? Chaque nuit, ils sont plusieurs centaines à dresser des barrages, à brûler des voitures, le visage masqué. Mais les habitants ne sont pas dupes. Ces casseurs ne sont pas à confondre avec les grévistes. "Il y a ceux qui militent véritablement contre le pass sanitaire, mais il y a ceux qui viennent se greffer, qui cassent, volent des voitures, les brûlent", affirme par exemple une habitante dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. 

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Les policiers guadeloupéens ont arrêté 38 d'entre eux dans la nuit de samedi à dimanche. Patrice Abdallah, secrétaire départemental Unité SGP FO, cerne leur profil. "Ceux qui sont interpellés sont le plus souvent des primo-délinquants. Donc, ce n'est pas forcément des jeunes délinquants qui sont connus de nos services", précise ce représentant syndical.

Un jeune sur trois est au chômage

Alors, pourquoi ces jeunes jusque-là sans histoire en arrivent à de tels actes ? Ils n'ont pas voulu s'exprimer devant la caméra de TF1, mais les manifestants qui les côtoient sur les barrages sont unanimes. La colère des jeunes dépasse largement le cadre sanitaire. Elle trouve ses racines dans le chômage et la pauvreté qui gangrène la Guadeloupe. 

"La seule violence qu'on a, c'est la réponse de l'État par rapport à nos conditions de vie qui sont déplorables depuis des années", analyse l'un d'eux. "Quand on est en France, on veut venir ici, mais vous savez combien de temps on attend pour trouver un emploi ici ? Combien on nous propose par rapport à toutes les formations qu'on a eues en métropole ? 1400, 1500 euros, vous trouvez ça normal !", interpelle un autre. 

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Il est vrai que la situation est critique sur l'île. Un jeune sur trois est au chômage et plus d'un tiers des habitants vivent avec moins de 1010 euros par mois, un taux de pauvreté deux fois supérieur à la moyenne nationale française. À cela s'ajoutent d'autres problèmes, un manque d'eau potable et des sols pollués. En Guadeloupe, la colère sera bien difficile à apaiser.

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