VIDÉO - "C'est une plaie béante" : cinq ans après l'assassinat du père Hamel, sa sœur témoigne

VIDÉO - "C'est une plaie béante" : cinq ans après l'assassinat du père Hamel, sa sœur témoigne

HOMMAGE - Avant le cinquième anniversaire de la mort du prêtre, assassiné dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) en 2016, sa sœur, Roseline Hamel, nous a décrit son quotidien, et son travail de mémoire.

C'est un rituel douloureux, et pourtant, dès qu'elle le peut, Roseline Hamel pénètre dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où son frère officiait il y a encore cinq ans. Elle se rend alors jusqu'à l'autel, où le prêtre a été égorgé par deux terroristes. 

"Là, je médite. Je ferme les yeux et j'imagine. J'aurais voulu le prendre dans mes bras avant qu'on l'emmène", explique-t-elle à TF1, dans la vidéo en tête de cet article. La sœur de l'homme d'Église, assassiné le 26 juillet 2016, s'est donnée une mission : faire vivre sa mémoire. 

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Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

Alors, elle continue, malgré les années qui passent, à entretenir la maison de son frère. Elle nous présente notamment "la pièce à vivre" de l'habitation. Ici, chaque meuble, chaque bibelot est resté à la place où son dernier occupant les avait laissés. Comme autant de reliques précieusement gardées. 

"On n'a rien changé, tout est là. Même son chapeau, que je lui avais acheté pour les vacances, qui n'a pas servi, évidemment". Elle nous présente aussi "la place principale" qu'occupait Jacques Hamel, un "fauteuil qui est bien usé parce que c'était à son parrain"

Roseline se replonge souvent dans ces souvenirs. Elle nous indique que "faire son deuil, ce n'est pas possible. On n'y arrive pas. Longtemps, je me suis demandé si c'était moi qui refusais de le faire, ou si je ne peux pas. C'est une plaie béante".

"Je me suis approprié cette douleur"

Pour panser cette plaie, quelques mois après l'assassinat de son frère, Roseline a pris une décision qui a surpris son entourage : rencontrer la mère d'un des terroristes. "Je me suis dit : 'et si c'était moi, la maman dont l'enfant aurait commis cet acte de violence ? Quelle serait ma douleur ?' Je me suis appropriée cette douleur. Et, à partir de ce moment, je n'ai eu de cesse que d'essayer de la rencontrer."

Une rencontre qui avait un but, nous précise Roseline : "C'était qu'on gère notre douleur ensemble. Je pense que c'est là que j'ai trouvé la force et le chemin pour tenir".

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Par son refus de céder à la haine, Roseline Hamel espère inspirer d'autres personnes. Son souhait le plus cher est qu'on retienne le message de paix porté par son frère durant toute sa vie : "Celui que tu rencontres est un frère à aimer. C'est notre philosophie d'espérance et de foi en Dieu. Un Dieu d'amour, pas un Dieu qui tue".

Les Français, eux non plus, n'oublient pas Jacques Hamel. Cinq après son assassinat, un hommage lui sera de nouveau rendu en son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, ce lundi 26 juillet. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, assistera à une messe et à une cérémonie république organisées en mémoire du prêtre.

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