Un loup repéré à moins de 50 km de Lyon, une première depuis près d'un siècle

Un loup repéré à moins de 50 km de Lyon, une première depuis près d'un siècle

INSOLITE - Dans le Beaujolais, un loup a été aperçu à moins de 50 kilomètres de Lyon. Un retour qui fait beaucoup parler dans la région.

Un loup gris a été aperçu sur la commune de Chambost-Allières dans le Beaujolais, à moins de 50 kilomètres de Lyon dans la nuit du 9 au 10 avril. Une première depuis près d’un siècle. L’animal a été photographié par Marc et Floriane, deux naturalistes amateurs, grâce à un piège photographique. "On peut conclure seulement qu’il était présent ici le 10 avril, mais on ne peut pas conclure que c’est un individu qui est installé ou un individu en phase de dispersion", explique Marc. 

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Pour Floriane, ce loup pourrait permettre de réguler certaines espèces. "On sait qu’il peut vraiment aider les chasseurs et être un allié. Alors bien sûr, il ne va pas consommer que du sanglier, du chevreuil ou du renard", prévient-elle. C’est pourquoi les propriétaires de troupeaux de moutons et de chèvres craignent à présent de sortir leurs bêtes et de les "jeter dans la gueule du loup". La nouvelle suscite l’inquiétude de Thierry Marchau, éleveur de brebis laitières qui viennent tout juste de mettre bas pendant ce printemps. "On enferme des animaux dans un parc, on les laisse sans surveillance, le loup passe par-dessus la clôture et c’est la fête au village ! Il s’attaque à tout le troupeau", s’inquiète-t-il.

Un sujet qui divise les habitants

Au village justement, chacun a son avis sur la question. Entre peurs ancestrales et protection de la biodiversité, les avis divergent. "C’était à prévoir, ça fait plusieurs années que je dis qu’on aura un loup un jour ou l’autre", affirme un habitant. "Il va peut-être réguler d’une autre façon que la chasse", ajoute un autre. Quant à Vincent Corgier, le maire, il s’inquiète pour les éleveurs de la commune. "On a beaucoup de troupeaux de moutons, de chèvres et de bovins. C’est vrai que les éleveurs peuvent être inquiets", témoigne-t-il. 

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Au mois d’avril, deux attaques de moutons ont eu lieu sur une autre commune du Beaujolais. Il n’a pas pu être établi avec certitude qu’il s’agissait du loup. 

Ce phénomène n’est pas isolé en France. En juillet 2020, un loup avait été aperçu en Seine-Maritime où un éleveur ovin avait retrouvé six de ses bêtes égorgées. Et il n’était pas le seul, trente cas avaient été recensés. C’est bien un loup qui était à l’origine de cette attaque. Étant une espèce protégée, ce canidé ne peut être abattu. En revanche, les éleveurs peuvent percevoir des indemnisations pour chaque bête attaquée. 

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