VIDÉO - Une loi va punir plus durement les rodéos urbains

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SANCTION - Le Parlement a approuvé définitivement ce jeudi, par un vote du Sénat, une proposition de loi LREM qui vise à sanctionner davantage les rodéos motorisés. Les véhicules concernés devraient être confisqués.

Les riverains en ont assez et ils ont trouvé un écho à leur ras-le-bol au Parlement. Le rodéo urbain est une pratique qui devrait être sanctionnée plus durement désormais. Jeudi 26 juillet, le Sénat a adopté une proposition de loi LREM visant à punir leurs auteurs. La chambre haute a adopté conforme le texte qui avait été adopté à l'Assemblée début juillet. Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et la ministre Jacqueline Gourault se sont félicités de l'adoption de ce texte "à une très large majorité", y voyant la démonstration du "large consensus" ayant présidé à son élaboration.

Ils estiment que le texte "apporte désormais un cadre juridique adapté et dissuasif pour prévenir et réprimer ces agissements dangereux, qui suscitent l'exaspération de la population et l'inquiétude des élus".  A l'Assemblée, Jacqueline Gourault avait évoqué le "fléau" que représentent "ces équipées en motos, scooters, quads... d'individus inconscients, souvent très jeunes".

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Amendes et immobilisation

"Des peines allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement pourront désormais être prononcées si l'infraction est commise par un conducteur qui est sous l'emprise de l'alcool, de produits stupéfiants ou n'est pas titulaire du permis de conduire", soulignent les ministres. "Les policiers et les gendarmes pourront désormais décider immédiatement d'une immobilisation administrative du véhicule ayant servi à commettre l'infraction et la confiscation de celui-ci sera obligatoire, sauf décision motivée" de la justice, poursuivent-ils.

Gérard Collomb avait évoqué début juillet une pratique devenue "courante", avec "en 2017, 8700 rodéos (...) constatés par la police nationale, et 6600 par la gendarmerie". Le texte, qui fait suite à d'autres initiatives parlementaires émanant de divers bords, ne contient qu'un seul article. Il crée notamment une nouvelle infraction permettant de sanctionner les comportements compromettant la sécurité ou troublant la tranquillité publique. L'infraction, visant tous types de véhicules à moteur, sera passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.

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