Vaccin contre le Covid-19 : bientôt un spray nasal pour stopper le virus ?

Vaccin contre le Covid-19 : bientôt un spray nasal pour stopper le virus ?

Les laboratoires continuent de travailler sur de nouveaux vaccins. Et l'un d'eux pourrait prendre la forme d'un spray nasal utilisé en complément des injections. Les explications de nos journalistes.

Démodé la piqûre dans le bras, vous recevrez peut-être demain un vaccin dans le nez. La technologie déjà utilisée aux États-Unis contre la grippe pourrait être appliquée aux covid grâce aux chercheurs d'un laboratoire à Tours. En phase préclinique, leur candidat vaccin agirait directement dans le nez et non en intramusculaire comme l'explique Catherine Dupuy Papin, enseignante chercheuse à l'unité de recherche INRAE/université de Tours (Indre-et-Loire). "On va créer une immunité, c'est-à-dire une protection au niveau du site de l'infection, c'est-à-dire, on s'infecte par voie nasale. L'idée, c'est d'induire une protection directement au niveau du site d'entrée du virus", dit-elle.

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Le vaccin est injecté par microgouttelette, directement sur les muqueuses nasales. Celles-ci produisent une réponse immunitaire. Le virus ne parvient plus à se fixer, encore moins à se multiplier. Le grand avantage, c'est que les patients vaccinés ne transmettraient plus ou presque plus le virus. "C'est cette multiplication qui va être arrêtée et qui va faire que dans certains cas si vous éternuez si vous toussez, on peut contaminer les personnes à côté. Là, il n'y aura plus de symptômes puisque ce sera associé à une disparition immédiate ou quasi immédiate du virus", explique Pr Isabelle Dimier-Poisson, responsable de l'équipe Biomap à l'unité de recherche INRAE/université de Tours (Indre-et-Loire).

Aux États-Unis, le procédé aussi efficace que le vaccin classique contre la grippe permet notamment de vacciner les enfants qui craignent les aiguilles. Contre le covid, si vous êtes déjà vacciné dans le bras, il pourrait vous être proposé en troisième dose. "En ce moment, on explique que c'est en complément d'un vaccin en intramusculaire dans le bras. Pour cibler la contamination, il peut contaminer. Je suis assez convaincu que les Français apprécieront, notamment ceux qui ont été déjà vaccinés, de pouvoir se dire qu’enfin, ils ne contaminent plus", affirme Dr Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) Garches (Hauts-de-Seine). De quoi nous faire entrevoir l'espoir d'un jour peut-être pouvoir abandonner les gestes barrières, le masque et la distanciation physique.

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