Vaccination, contaminations, cas graves... Où en est l'épidémie de Covid chez les enfants et ados ?

Vaccination, contaminations, cas graves... Où en est l'épidémie de Covid chez les enfants et ados ?

COVID-19 – Si les moins de 19 ans restent la tranche d’âge la moins contaminée, le nombre de cas positifs est en hausse. Au point que certains craignent que le protocole sanitaire à l'école ne soit pas assez strict.

Alors que la rentrée arrive à grands pas, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s’est montré serein jeudi, lors d'un déplacement dans les Hauts-de-Seine, quant au protocole mis en place dans les établissements scolaires en septembre. 

Pourtant, la tranche d’âge des moins de 19 ans est actuellement touchée par une hausse des contaminations, probablement liée à la forte contagiosité du variant Delta. Pour certains, cela pose la question de la vaccination des moins de 12 ans. L’occasion de faire le point sur les différents chiffres de l’épidémie concernant les enfants et adolescents. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Vaccination : 54,6% des 12-17 ans ont déjà reçu une première injection

Alors que la barre des 40 millions de personnes avec un schéma vaccinal complet a été franchie mercredi en France, la vaccination progresse également parmi les plus jeunes. Si seuls les plus de douze ans ont le droit de recevoir les injections, l’adhésion est plutôt importante parmi les individus de cette classe d’âge. Depuis seulement le 15 juin, soit la date d'ouverture de la vaccination aux 12-17 ans, 54,6% ont déjà reçu une première dose. 

Si bien que la question se pose d’une ouverture à la vaccination pour les moins de 12 ans. "Au moment où je parle, ça n’est pas d’actualité", a cependant martelé jeudi matin le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer : "c’est vraiment les 12-17 ans qui sont concernés, ce segment a été décidé il y a quelque temps à la lumière d’études scientifiques, et donc aujourd’hui, c’est vraiment ça notre ligne de référence."

Des études sont en cours pour étudier les effets de la vaccination sur les moins de douze ans. Les résultats devraient être publiés à l’automne.

Contaminations : un taux d'incidence qui monte en flèche

Depuis début juillet, la courbe des contaminations grimpe dans la tranche des moins de 19 ans. Selon les chiffres recueillis par Covid Tracker, alors que la moyenne sur sept jours de cas positifs était de 2354,1 au 3 juillet, elle est montée à 23.523 au 15 août. Le taux d'incidence est lui passé de 20 pour 100.000 habitants au 30 juin à 233 au 15 août. De même, pour les 0-9 ans, le nombre de cas positif a été multiplié par 10, passant de 856 entre le 21 et le 27 juin à 8516 entre le 2 et le 8 août. 

Pour autant, cela ne veut pas dire que le virus circule plus parmi les enfants que dans les autres tranches d'âge.  En effet, quelle que soit celle dont on étudie les chiffres, on remarque en France une hausse de cas positifs. "Vous prendriez les mêmes chiffres avec les adultes, vous auriez une circulation qui est comparable", a ainsi mis en avant ce jeudi sur LCI le Dr. Gérald Kierzek. 

"On voit très clairement les cas qui augmentent, même si la progression commence à ralentir un peu. Donc oui, il y a une circulation virale chez les enfants", a souligné le médecin urgentiste. Cette augmentation suit donc celle des adultes et cela devrait continuer à la rentrée. L'Institut Pasteur prévoit même dix fois plus de nouvelles contaminations chez les plus jeunes à partir de septembre.

53 enfants de moins de 10 ans hospitalisés en France pour Covid

Cependant, cette progression de la contamination chez les moins de 19 ans n’entraîne pas une hausse des cas graves parmi les plus jeunes. Dans la majorité des cas, les enfants sont asymptomatiques. On compte aujourd’hui 53 enfants de moins de 10 ans qui sont hospitalisés en France pour Covid. Au 18 août, 124 hospitalisations parmi les moins de 19 ans étaient enregistrées et parmi elles, 18 cas étaient en réanimation.

Ce qui fait dire à Gérald Kierzek que "les cas graves, voire les cas mortels, sont quasi inexistants ou en tout cas rarissimes et toujours liés à des comorbidités, c’est-à-dire à des enfants qui ont déjà des pathologies extrêmement sévères"

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Cependant, toujours sur LCI, l’infectiologue Karine Lacombe a alerté sur une possibilité de hausse de cas graves si le virus continuait à se propager. "Plus on aura d’enfants infectés, plus numériquement on risque d’avoir des cas graves ", a-t-elle prévenu. "Même si ce chiffre reste faible, c’est tout de même un chiffre qui augmente, et il faut être extrêmement vigilant et surtout, essayer d’anticiper. Et une façon d’anticiper, évidemment, c’est la vaccination."

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