Violences conjugales : comment faire un meilleur usage des bracelets anti-rapprochement ?

Violences conjugales : comment faire un meilleur usage des bracelets anti-rapprochement ?

Le 46e féminicide enregistré depuis le début de cette année, met en lumière les failles des suivis des conjoints violents. Le gouvernement a promis d’agir avec davantage de fermeté. Cela passe par un meilleur usage des bracelets anti-rapprochement.

Lardin-Saint-Lazare, ce week-end, Hayange, le 25 mai, Mérignac, le 4. Rien qu'au mois de mai dernier, trois femmes ont été victimes d’un ex-conjoint violent, deux sont mortes. Un point commun entre les agresseurs, aucun ne portait un bracelet anti-rapprochement. Pourtant notre pays en dispose, mais de combien ? Depuis l’adoption du dispositif, il y a six mois, l’Hexagone possède 1 000 bracelets. Mais seulement 78 sont portés par des conjoints violents.

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Identique visuellement au bracelet électronique à gauche, le bracelet anti-rapprochement à droite possède une énorme différence. Ce boîtier permet de géolocaliser le conjoint violent mais aussi la victime pour la prévenir du danger. Un outil indispensable selon les associations de défense des droits de la femme. Alors, pourquoi il y en a si peu ? Pourquoi seulement 7% de ces bracelets sont utilisés ?

Selon le ministère de la Justice, c’est un dispositif long à mettre en place. Le bracelet anti-rapprochement a déjà fait ses preuves à l’étranger. En Europe, sept pays l’ont adopté. L’un d’entre eux, l’Espagne, est un modèle dans la lutte contre les féminicides. Actuellement , plus de 1 000 femmes bénéficient de ce bracelet. Il aurait fallu treize ans pour parvenir à ce résultat. Mais depuis, aucune d’elle n’a subi de nouvelles violences de son ex-conjoint.

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