VIDÉO - Visite d'Emmanuel Macron en Corrèze : tensions et gaz lacrymogène entre GM&S et forces de l’ordre

FRICTIONS - Alors qu'Emmanuel Macron est en visite en Corrèze, à Egletons, mercredi 4 octobre, des salariés et anciens employés de GM&S qui souhaitaient s'approcher du lieu où devait se dérouler la visite du chef de l'Etat se sont heurtés au barrage de police.

La tension était palpable, ce mercredi 4 octobre, en Corrèze, juste avant l'arrivée d'Emmanuel Macron à Egletons pour une visite centrée sur la formation et l’apprentissage. Une bousculade a en effet opposé des salariés de l’équipementier automobile creusois GM&S aux forces de l’ordre. Du gaz lacrymogène a été utilisé par la police, rapporte l’AFP. 


Certains salariés et anciens employés mais aussi des élus creusois ont souhaité s’approcher du lieu où Emmanuel Macron devrait se trouver. Mais un barrage de gendarmes mobiles a enrayé leur tentative. Les manifestants n’ont eu d’autre choix que de regagner, dans le calme, le rond-point où il s’étaient initialement donnés rendez-vous pour protester, non loin du lieu de la visite. "On attend un acte fort, déjà d'être reçus, et de ne pas être considérés comme des salariés de seconde zone", explique un manifestant au micro de LCI. 

Tension sociale

La CGT ainsi que les élus présents sur place ont regretté qu’Emmanuel Macron refuse de les rencontrer en marge de son déplacement. De son côté, l’Elysée a fait savoir qu’un entretien avec le secrétaire d’Etat chargé du dossier au ministère de l’Economie, Benjamin Griveaux, avait été proposé en compagnie du préfet de la Creuse. Un rendez-vous refusé par les manifestants. 


GM&S, deuxième employeur privé de la Creuse (276 salariés) a été placé en liquidation judiciaire à la fin du mois de juin. Une décision suivie de blocages, manifestations et tractations qui ont plombé les derniers mois du gouvernement Cazeneuve en donnant du fil à retordre, ensuite, au gouvernement Philippe. Le 7 septembre dernier, le tribunal de commerce a validé la reprise du site par l’entreprise GMD avec, pour conséquence,  la suppression de 156 emplois. 

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