Vitraux, orgue, sculptures : la redécouverte de Notre-Dame

Vitraux, orgue, sculptures : la redécouverte de Notre-Dame

Le chantier de restauration de Notre-Dame a aussi ses belles surprises. Des peintures et des vitraux, comme on ne les avait jamais vus. Le nettoyage forcé de cette vieille dame de 800 ans a permis de redécouvrir des trésors.

Dehors, sous certains angles, en s'attachant à regarder les détails, on pourra croire que Notre-Dame de Paris n'a subi aucun préjudice. Dedans, elle est méconnaissable. La cathédrale se métamorphose pour guérir de ses blessures. Les murs de la nef, du cœur et du transept s'habillent d'échafaudage. Et le chantier, de manière presque inespérée, offre la chance de s'approcher d'un trésor inaccessible à 30 mètres de hauteur. Un autre chef-d'oeuvre du 13e siècle en partie rénovée au 19e. La Rose sud que d'ordinaire, on ne peut voir que d'en bas.

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De l'autre côté de l'édifice, à l'isolement à cause du plomb, le démontage du grand orgue se poursuit. La plupart des huit mille tuyaux ont été enlevés. Les pièces de bois sur lesquelles repose l'instrument ont souffert à cause de la chaleur du feu, du froid et de l'humidité qui se sont engouffrés dans la cathédrale. Il faudra les nettoyer et les restaurer une par une. L'objectif est de faire rejouer le grand orgue cinq ans après la catastrophe.

Il y a un autre endroit confiné dans une sorte de bulle. On y pénètre en franchissant un sas dans une zone radioactive. On applique ici, toujours à cause de la présence de poussières de plomb, le principe de précaution avec un zèle qu'on peut qualifier de remarquable ne serait-ce que visuellement avec ces tenues de cosmonautes des restauratrices en peinture. La chapelle Saint-Ferdinand est un laboratoire où l'on teste des méthodes de restauration et de dépollution, y compris pour les statuts.

Tout en haut, à 20 mètres, le spectacle prend une autre dimension. Des décennies de crasses accumulées se sont évanouies et les voûtes redeviennent célestes. Le projet d'appliquer cette méthode aux 24 chapelles de la cathédrale construite entre 1225 et 1320. L'idée est aussi de respecter l'esprit de la restauration non opérée par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, le constructeur de la flèche au milieu du 19è siècle qui avait ajouté ses peintures s'inspirant de motifs médiévaux. À la fin des travaux, la cathédrale sera peut-être plus belle plus jamais, telle que personne ne l'avait vue depuis 150 ans. Quand les blessures se seront refermées.

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