VIDÉO - Vous voulez obtenir votre carte d’identité biométrique ? Armez-vous de patience, c'est la pagaille dans les mairies !

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REPORTAGE – Depuis l’instauration de la carte d’identité biométrique, refaire ses papiers est devenu un travail de longue haleine. En Haute-Garonne, par exemple, seulement 26 mairies sur 588 sont équipées de l'appareil adéquat pour prélever les empreintes digitales et instruire les dossiers. Résultat : les délais d'attente s'allongent et les services municipaux sont débordés, comme TF1 a pu le constater.

Après une phase de test dans les Yvelines et les départements de la région Bretagne en 2016, la carte nationale d’identité biométrique est entrée progressivement en vigueur sur l’ensemble du territoire au cours de l'hiver. Dans 13 départements du sud-ouest, dont la Haute-Garonne, le basculement a eu lieu le 7 mars. Or, deux mois plus tard, les services municipaux responsables du traitement des dossiers constatent, impuissants, l’allongement des délais d’attente. 


"Il faut un mois et demi pour obtenir un rendez-vous afin de pouvoir déposer sa demande de carte d’identité. Un délai auquel s'ajoutent trois semaines à un mois pour obtenir effectivement le titre" énumère pour TF1 Cécile Even, directrice de l’administration générale à la mairie de Cugnaux. Autrement dit, il faut compter entre deux mois et demi à trois mois pour l’ensemble de la démarche.

Des communes débordées par les demandes

A l'origine de cet embouteillage administratif : le nombre restreint de mairies équipées de l'appareil en mesure de prélever les empreintes digitales et instruire les dossiers des cartes nouvelle formule. Elles ne sont ainsi que 26 sur 588 communes en Haute-Garonne.

 

Pour obtenir leur document, les usagers n'ont donc pas le choix : ils parcourent parfois plusieurs dizaines de kilomètres, à la recherche de la file d'attente la moins longue, quitte à se rendre dans le département voisin. Ainsi, la petite commune de Samatan (Gers), qui était jusqu’à présent préservée de la cohue, voit des demandes affluer d'usagers domicilés dans des endroits de plus en plus éloignés. "Ça arrive de partout, on ne sait plus où donner de la tête" raconte Nicole Carpentier, employée municipale de la commune gersoise. "On pensait au début que ça resterait local mais on s’aperçoit que les grandes villes aussi débarquent. Résultat, nous ne faisons plus notre travail au quotidien." 

Cette réforme de la carte d’identité réputée moins facilement falsifiable coûte cher aux collectivités. Pour réduire l’engorgement et revenir à des délais raisonnables, la mairie de Cugnaux a dû renforcer ses équipes et lancer des travaux pour agrandir le service d’état civil. 

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