Vincent Lambert : la famille convoquée au CHU de Reims le 15 juillet

Vincent Lambert : la famille convoquée au CHU de Reims le 15 juillet

FIN DE VIE - Après la décision de la Cour européenne des droits de l’homme rendant possible l’arrêt des soins, le CHU a envoyé une lettre à toute la famille de Vincent Lambert, tétraplégique de 38 ans dans un état végétatif dont la fin de vie déchire ses proches.

"Suite à l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme, le 5 juin, j’ai choisi d’engager une nouvelle procédure en vue d’une décision d’arrêt des traitements. J’ai donc l’honneur de vous convier à participer à un conseil de famille." Cette lettre recommandée, a été reçue mardi par l’ensemble de la famille de Vincent Lambert, et révélée par l’Obs , émane du CHU de Reims, où est hospitalisé leur fils, tétraplégie de 38 ans, artificiellement maintenu en vie depuis sept ans.

Une convocation pour une réunion avec l’équipe médicale de l’hôpital qui pourrait bien remettre le feu aux poudres dans la famille. "L’objectif de cette réunion sera, tout en tenant compte des constatations du Conseil d’Etat et de la Cour européenne, de recueillir l’avis de chacun sur cette nouvelle procédure", précise la lettre.

Vers un arrêt des soins ?

Les parents de Vincent Lambert ont épuisé leur dernier recours pour maintenir leur fils en vie : la CEDH a rendu début juin un avis pour rendre possible l’arrêt des soins . D’après L’Obs, cette convocation n’est pas interprétée de la même manière par les parents, qui se battent pour maintenir leur fils en vie, et la femme de Vincent Lambert, qui considère qu’il n’aurait pas souhaité vivre dans cet état végétatif irréversible selon plusieurs médecins. Car si elle assure qu'elle "respectera la décision de la CEDH", la convocation évoque également le lancement "d'une nouvelle procédure". "Une formulation tout sauf limpide", juge François Lambert, neveu du patient, dans L'Obs, qui estime que "le CHU a envoyé une convocation consensuelle pour ne se mettre personne à dos".

Me Jean Paillard, l'avocat des parents regrette que la réunion ne se déroule pas "dans un lieu plus neutre, et avec une équipe médicale plus indépendante". D’après lui, les parents n’excluent pas de demander un transfert de leur fils vers un autre centre de soin au nom de la liberté de choix du médecin, ou vers leur propre domicile.

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