Viol au lycée de La Rochelle : un seul refus sur 489 prélèvements ADN

Viol au lycée de La Rochelle : un seul refus sur 489 prélèvements ADN

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FAIT DIVERS - Une trentaine de prélèvements ADN, sur 527, restent à effectuer au lycée de La Rochelle. Les enquêteurs, à la recherche de l'auteur d'un viol, ont essuyé mardi un seul refus de prélèvement, pour "raisons personnelles".

Pour la seconde journée consécutive, les lycéens de Fénelon-Notre-Dame à La Rochelle ont défilé pour se faire prélever leur ADN. Objectif : identifier l'auteur du viol d'une élève, le 30 décembre dernier . Si l'opération se déroule dans le calme, les enquêteurs ont néanmoins essuyé mardi un seul refus de prélèvement, pour "raisons personnelles", de la part d'un jeune? Celui-ci n'a pour autant pas été inquiété pour le moment.

Seul un jeune majeur, un "étudiant", n'a "pas souhaité" se prêter au prélèvement de salive effectué par des policiers en civil, "pour des raisons personnelles", a déclaré la procureur de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, sans donner davantage de précisions sur le jeune homme ou ses motivations. "Nous avons acté son refus et nous l'avons laissé repartir", a poursuivi Isabelle Pagenelle, précisant que le jeune homme n'avait pas fait l'objet de convocation au commissariat. "On n'allait pas se ruer" sur lui, a expliqué la procureur. "On fera d'abord les analyses des prélèvements" obtenus, a-t-elle insisté.

La victime n'avait pas identifié l'agresseur

Il y a quelques jours, la procureur avait mis en garde sur le risque d'être considéré comme suspect, voire d'être placé en garde à vue, en cas de refus de prélèvement. Elle avait nuancé son discours face à la presse lundi, indiquant que "si quelques personnes" refusaient le prélèvement, elles seraient "convoquées au commissariat au cas par cas", où on essaierait d'abord "de les convaincre".

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Les prélèvements dureront jusqu'à jeudi, et non mercredi comme prévu initialement, en raison des diverses absences pour maladie ou de convocations reçues tardivement. Au total, 527 hommes, majeurs et mineurs - dont 475 lycéens, 31 enseignants et 21 autres (personnel technique ou extérieur) - étaient appelés à se soumettre aux prélèvements, opération inédite dans une enceinte scolaire, par laquelle la justice espère identifier l'auteur du viol. La victime, dans le noir et dans les toilettes, n'avait pas identifié l'agresseur, mais celui-ci avait laissé une trace ADN sur ses vêtements.

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