Violences à la fac de Montpellier : le doyen et un professeur suspendus

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ENSEIGNEMENT - Les deux hommes mis en cause dans l'intrusion violente d'hommes cagoulés contre des étudiants grévistes ont été suspendus, a annoncé jeudi la ministre de l'Enseignement supérieur.

"La suspension d'un professeur d'université, ce n'est pas quelque chose qui se produit tous les jours mais c'était nécessaire dans ce cas-là au regard des faits". Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, a annoncé ce jeudi la suspension du doyen de la faculté de Droit de Montpellier, ainsi que celle d'un professeur. Tous deux sont impliqués dans les violences qui se sont déroulées dans l'établissement, samedi soir. 


Sur France Info, la ministre a souhaité que "toute la lumière soit faite", que "toutes les responsabilités soient établies" et que "toutes les sanctions puissent être prises". Les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale "me seront rendues à la fin de la semaine", a-t-elle précisé.

D'autres enseignants désignés comme figurant parmi les agresseurs

Le doyen et le professeur avaient été placés en garde à vue mercredi, suite à la mise en cause par des victimes et des témoins des violences perpétrées par des hommes cagoulés et armés de bâtons. Ces derniers ont brutalement chassé dans la nuit du 22 au 23 mars des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la faculté de droit dans le cadre du mouvement contre la loi Vidal qui modifie les conditions d'accès à l'université. D'autres enseignants ont été désignés comme figurant parmi les agresseurs.


Les violences à la faculté de droit, qui fait partie de l'UM, sont survenues alors que l'autre université de Montpellier, Paul Valéry, est bloquée depuis mi-février. Mardi lors d'une AG ayant réuni des milliers d'étudiants --3.000 selon les organisateurs-- le blocus illimité contre la loi Vidal a été largement approuvé ainsi que l'extension du mouvement à d'autres facultés de l'UM.

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Fac de droit de Montpellier : des étudiants grévistes agressés par des hommes cagoulés

D'autres universités en France sont aussi touchées par des blocages et des manifestations de protestation contre la loi Vidal, et aussi parfois par des tensions entre pro- et anti-blocage, comme à Lille, où deux plaintes d'étudiants visant des militants d'extrême gauche pour "coups et blessures" ont été déposées. Une manifestation a rassemblé environ 300 personnes mercredi dans le centre-ville notamment "contre les interventions policières et fascistes sur les campus universitaires".

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