Violences à Nantes : cinq jeunes condamnés

Violences à Nantes : cinq jeunes condamnés

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JUSTICE - Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation de samedi à Nantes, ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel à des peines allant de travaux d'intérêt général à de la prison ferme, mais sans mandat de dépôt.

Seuls ceux qui avaient déjà un casier judiciaire ont été jugés. Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation de samedi à Nantes, ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel à des peines allant de travaux d'intérêt général à de la prison ferme, mais sans mandat de dépôt.

Les cinq hommes, dont un seul de plus de trente ans, étaient jugés en comparution immédiate, essentiellement pour avoir lancé des projectiles contre les forces de l'ordre lors de la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes . La plupart vivent dans la région, sont intérimaires pour plusieurs d'entre eux et se sont retrouvés dans la manifestation sans réelle motivation politique ou environnementale. "Je suis venu par hasard (....) je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça", a expliqué un des prévenus accusé d'avoir lancé une canette vide sur les forces de l'ordre.

"bouc-émissaire"

L'un, déjà condamné à plusieurs reprises, a écopé de cinq mois ferme sans mandat de dépôt, un autre de 100 heures de travaux d'intérêt général (TIG), le troisième de cinq mois avec sursis, le quatrième de cinq mois ferme, sans mandat de dépôt. Quant au cinquième, il a été condamné à six mois ferme ainsi qu'à la révocation d'un sursis antérieur de six mois, mais sans mandat de dépôt également.

"Nous n'avons pas les vrais coupables (des dégradations commises à Nantes lors de la manifestation, ndlr). Mais nous avons des responsables et donc des coupables des faits qui vous sont reprochés", a convenu la présidente du tribunal, Hélène Perroz.

L'un des condamnés à déclaré aux journalistes à l'issue de l'audience qu'il se considérait "comme un bouc-émissaire". Un autre des condamnés a été interpellé parce que les forces de l'ordre, après avoir fouillé son sac à dos, y avaient découvert un couteau, en violation d'une interdiction qui lui avait été faite précédemment par la justice à ce sujet. Les autres personnes interpellées et non jugées recevront une convocation ultérieurement.
 

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