"Je reste serein et je fais confiance à la justice" : accusé de viols, Tariq Ramadan rompt le silence

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L'islamologue a publié ce samedi un texte sur sa page Facebook, afin de déplorer "le climat délétère actuel où les propos de haine le disputent aux incitations à la violence". Tariq Ramadan a été accusé ces derniers jours de viol par deux femmes, qui ont porté plainte.

Quelques lignes pour tenter d'apaiser la polémique. Accusé de viol par deux femmes, Tariq Ramadan s'est fendu d'un court billet ce samedi sur sa page Facebook. L'islamologue suisse y déplore – entre autres - "le climat délétère actuel où les propos de haine le disputent aux incitations à la violence", et se dit "serein", faisant "confiance à la justice". Concédant que ses avocats lui ont demandé "de garder le silence" et de ne s’exprimer que "dans le cadre de la procédure juridique, très loin de la temporalité et des excès médiatiques", Tariq Ramadan a néanmoins tenu à réagir. 


Sur les dénonciations de harcèlement et d'agressions sexuelles dévoilées ces dernières semaines, il écrit : "De tous les bords, de façon anonyme ou pas, on lit des commentaires excessifs, racistes, antisémites, islamophobes, irrespectueux à l’endroit des femmes, etc." Et d'ajouter : "Depuis plus de 30 ans, j’appelle à la mesure, à l’écoute, au dialogue respectueux et à l’intelligence ouverte et critique. Ce sont ces qualités dont nous avons tous besoin aujourd’hui. Personne, jamais, ne gagnera en propageant l’insulte et la haine."

"Une campagne de calomnie"

Deux plaintes pour viol ont été déposées en France à son encontre depuis le 23 octobre, et un quotidien suisse a relayé des témoignages d'abus sexuels sur des mineurs le visant. L'intellectuel, qui a dénoncé "une campagne de calomnie" sur sa page Facebook fin octobre, a déposé une plainte la semaine passée pour subornation de témoin.

Ses avocats y ciblent notamment la journaliste Caroline Fourest, cette dernière ayant récemment déclaré dans les médias avoir été en contact depuis 2009 avec trois femmes se présentant comme des victimes de M. Ramadan, dont la plaignante auditionnée mercredi. L'islamologue suisse de 55 ans a également démenti lundi des accusations d'abus sexuels sur des mineures, publiées par un journal suisse, et annoncé qu'il allait porter plainte pour diffamation. L'université britannique d'Oxford a pour sa part annoncé mardi que Tariq Ramadan, professeur d'études islamiques, était mis en congé. Une décision prise, selon elle, d'un commun accord.

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