Viry-Châtillon : les policiers attaqués aux cocktails Molotov décorés de l'Ordre du mérite

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Policiers brûlés à Viry-Châtillon

HONNEURS - Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a décoré de la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite les deux policiers grièvement brûlés lors de l'attaque aux cocktails Molotov en octobre dernier à Viry-Châtillon.

"Quand on attaque un policier, on attaque la France. Elle ne l’accepte pas. Et ne l’acceptera jamais". Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl s'est voulu intransigeant mardi lors de la remise de la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite aux deux policiers attaqués et brûlés aux cocktails Molotov en octobre dernier à Viry-Châtillon. "Aucune violence commise à l’encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique ne restera impunie", a-t-il tenu à insister.

Le 8 octobre, les deux agents surveillaient une caméra installée près d'un feu rouge connu pour être le théâtre de vols avec violences sur des automobilistes, situé en lisière de la Grande Borne, une cité difficile à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny, en région parisienne.

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15 personnes toujours incarcérées, selon le ministre

Ils avaient violemment été pris à partie et agressés dans leur voiture. Le véhicule avait été la cible de jets de cocktails Molotov qui l'avait fait s'embraser. Le premier policier, un adjoint de sécurité de 28 ans, a subi plusieurs greffes de la peau et passé une dizaine de jours sous coma artificiel à l'hôpital Saint-Louis à Paris avant d'intégrer un centre de réadaptation en Seine-et-Marne.

L'autre agent, une gardienne de la paix de 39 ans, dans la police depuis 19 ans, avait également été grièvement brûlée et soignée plusieurs jours à l'hôpital Saint-Louis, à Paris.

Deux autres policiers, qui occupaient une seconde voiture également visée par des cocktails Molotov, avaient été moins gravement touchés.

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Cette agression avait déclenché un mouvement de fronde chez les policiers, inédit par son ampleur, entraînant plusieurs semaines de manifestations nocturnes dans plusieurs villes de France.

Selon le ministre de l'Intérieur, quinze personnes soupçonnées d'appartenir au groupe d'agresseurs ayant incendié le véhicule dans lequel les agents stationnaient, sont toujours incarcérées. 

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