"Alad’2" : malgré les critiques assassines, Kev Adams a enchanté plus de 800.000 spectateurs

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BUSINESS - Sorti mercredi dernier, "Alad’2" n’a guère enthousiasmé la presse, en France comme à Hollywood. Reste que la comédie avec Kev Adams cumule 851.973 entrées en une semaine. C'est moins que le premier volet. Mais tout de même le plus gros succès du moment en salles.

Même la presse américaine en parle ! Depuis quelques heures, les internautes partagent en masse la critique de "Alad’2" publiée par "The Hollywood Reporter". Avec un mélange de candeur et d’humour pince sans-rire, le journaliste Jordan Mintzer décrit un film "à peine regardable. Ou plutôt, visionnable dans le sens où si vous êtes dans l'un de ces avions avec des écrans sur les têtes de sièges, peut-être le regarderiez-vous sans le son."


Notre confrère américain s’interroge surtout sur la popularité de son interprète principal, "le comédien Kev Adams, dont l'ascension n'aurait pu être expliquée que par le philosophe Roland Barthes, si toutefois il était encore vivant (...) Pourquoi et comment ses films ont récolté plus de 100 millions de dollars de bénéfice ? Cela reste un mystère pour moi. Surtout dans un pays comme la France, où le bon goût semble avoir été inscrit dans le Code civil."

Kev Adams, génie de l'humour incompris ?

La critique de Jordan Mintzer n’est, au fond, pas très différentes de celles publiées en France la semaine dernière par les quelques médias autorisés à voir le film en projection de presse. "L'ensemble ressemble à un consciencieux collage de sketchs plus ou moins drôles sans véritable liant", écrivait ainsi Christophe Carrière dans "L’Express". "Dans ces conditions, la mayonnaise ne prend pas et la comédie, si elle reste digeste, manque cruellement de goût."


"C’est simple : on ne s’amuse pas, on ne rigole pas", déplorait pour sa part Quentin Billet-Garin dans "Les Inrocks". "Cette sorte d'uchronie moderne du prince des voleurs – on parle selfies, wifi et batterie faible dans un Bagdad d’antan en CGI – n’offre rien de plus que de la gêne et un profond sentiment de consternation."


Parmi les rares amateurs du film réalisé par Lionel Steketee ("Case Départ", "Le Crocodile du Botswanga"), on pouvait trouver Pierre Vavasseur, du "Parisien" : "On rit beaucoup et peut-être plus dans cette comédie énergique débarrassée de quelques facilités déplacées ("la jaquette volante"), et qui s’amuse sans en faire trop à glisser de savoureux anachronismes dans les dialogues."

Kev Adams, génie de l'humour incompris ? Comme souvent avec les comédies françaises, il y a fracture entre les critiques cinématographiques et le public qui paie son ticket. Sorti mercredi dernier sur un circuit géant de 752 écrans, "Alad’2" cumulait dimanche soir 801.872 entrées, loin devant "A Star is Born" de Bradley Cooper avec 283.02 entrées sur 338 écrans, la nouveauté américaine de la semaine, qui fait en revanche l'unanimité dans la presse. Sur une semaine complète, le film cumule 851.973 spectateurs.


C’est un démarrage toutefois en deçà de celui du premier volet, qui avait dépassé atteint 1.4 million d'entrées la semaine de sa sortie en 2015, pour atteindre au final 4.439.602 entrées, le plus gros succès français de l’année. "Alad’2" pourrait souffrir de la concurrence du blockbuster hollywoodien "Venom" en salles depuis mercredi. Mais les vacances scolaires toutes proches devraient lui permettre d'atteindre la barre des 2 millions d'entrées.

Sa jeune vedette peut en tout cas souffler. Après une série d’échecs au box-office – "Gangsterdam", "Tout là-haut", "Love Addict" - Kev Adams retrouve les faveurs du grand public. De bon augure pour son prochain spectacle, "Sois 10 ans" – dont la tournée dans toute la France débutera le 22 octobre au Petit Palais des Glaces, à Paris. Et qui le tiendra éloigné des plateaux de cinéma une bonne partie de l’année prochaine…

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