Après le report de "Dune", l'horizon s'assombrit pour les salles de cinéma

Après le report de "Dune", l'horizon s'assombrit pour les salles de cinéma
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PANIQUE – Après Disney et Universal, c’est au tour de la Warner de bouleverser le calendrier de ses sorties en raison de la pandémie de coronavirus, à commencer par celle du très attendu "Dune", de Denis Villeneuve à Noël. Des décisions aux lourdes conséquences sur l’économie des salles de cinéma dans le monde.

Et si les majors hollywoodiennes étaient en train d’écrire le scénario du pire ? La Warner a fait sensation, dans la soirée du 5 octobre, en annonçant le report du très attendu Dune de Denis Villeneuve du 18 décembre aux Etats-Unis (le 23 en France) au… 1er octobre 2021 ! Cette nouvelle adaptation du roman de Frank Herbert, portée par un casting hallucinant – Timothée Chalamet, Oscar Isaac, Javier Bardem, Zendaya, Jason Momoa, Josh Brolin, etc. – avait tout pour être le succès mondial des fêtes de Noël.

Cette décision choc s’explique par l’incapacité des exploitants à rouvrir les salles dans les grandes villes américaines où la pandémie de coronavirus continue de faire des ravages. Les studios préfèrent donc revoir leurs plans. Et attendre un contexte plus propice pour rentabiliser ces superproductions coûteuses. La Warner est bien placée pour le savoir : la sortie de Tenet début septembre n’a rapporté à ce jour que 45 millions de dollars dans les salles américaines, loin des chiffres espérés. 

Les patrons de salles en panique

Dune reporté de presque un an, c’est tout le line-up du studio qui s’en voit bouleversé. The Batman, qui devait sortir en octobre 2021, se retrouve lui décalé au 4 mars 2022 tandis que Matrix 4 est avancé du 1er avril 2022 au 2 décembre 2021. Plus loin, The Flash est décalé du 3 juin 2022 au 4 novembre 2022 ; Shazam 2 du 4 novembre 2022 au 2 juin 2023 tandis que Black Adam avec Dwaye Johnson, attendu le 22 décembre 2021, est pour le moment totalement déprogrammé !

Ce chamboule-tout intervient après la décision fin septembre de Disney de reporter plusieurs de ses grosses sorties – Black Widow, West Side Story, Mort sur le Nil – et, quelques jours après, d’Universal, qui a reporté du 11 novembre prochain au 31 mars 2021 celle de Mourir peut attendre, le nouveau James Bond. Soit presque un an après la date initialement prévue avant l’arrivée du coronavirus… 

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Le grand repli des studios américains a déjà des conséquences désastreuses d’un point de vue économique et social. Cineworld, la principale chaîne de cinéma britannique, qui misait sur le retour de 007 pour renflouer ses caisses, a décidé de fermer ses 663 salles dès ce jeudi, mettant en péril plus de 45.000 emplois outre-Manche.

En France, ces nouveaux reports ne vont évidemment pas satisfaire les exploitants qui attendaient avec impatience ces blockbusters pour remplir les caisses jusqu’à Noël. Sur les huit premiers mois de l’année, la fréquentation s’élève à 50,83 millions d’entrées, contre 139,38 millions sur la même période de 2019, d’après les chiffres du CNC. Mais c’était un autre monde…

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