Avec "Un divan à Tunis", Golshifteh Farahani s’offre un joli succès dans les salles françaises

Avec "Un divan à Tunis", Golshifteh Farahani s’offre un joli succès dans les salles françaises
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ZOOM - Sorti mercredi 12 février, la comédie franco-tunisienne "Un divan à Tunis" a déjà attiré plus de 118.000 spectateurs dans toute la France. Une belle récompense pour ce premier film qui porte un regard inédit sur la société arabe, comme pour sa comédienne, la star iranienne en exil Golshifteh Farahani.

Qui a dit qu’il fallait dépenser une fortune pour attirer le public dans les salles ? Tourné pour un budget dérisoire de moins de 2 millions d’euros, "Un divan à Tunis" a attiré plus de 118.000 spectateurs depuis sa sortie mercredi 12 février dans l'Hexagone, devançant dans certaines salles "Le Prince Oublié" avec Omar Sy. Une jolie surprise pour la réalisatrice franco-tunisienne Manele Labidi dont il s’agit du premier film. Projeté sur 126 écrans en première semaine, il est programmé dans 34 salles supplémentaires depuis ce mercredi.

L’héroïne d’"Un divan à Tunis", c’est Selma, une psychanalyste qui revient s’installer dans le pays où elle a grandi après avoir étudié et exercé en France. D’abord réticente, la population locale défile dans son cabinet, installé sous les toits. Une coiffeuse au bord de la crise de nerfs, un imam suicidaire, un boulanger travesti… Cette galerie de personnages hauts en couleurs donne au film une couleur tragi-comique aussi inhabituelle que séduisante.

"C’est un film qui dit beaucoup de choses sur la société tunisienne sous l’angle de la comédie, ce qui fait sa singularité", explique Didier Lacourt, directeur de la distribution chez Diaphana. "C’est la preuve que le public français a envie d’un cinéma qui porte un regard différent sur les pays du Maghreb, comme l’a montré récemment le succès de "Papicha", qui a fait plus de 250.000 entrées."

"Un divan à Tunis" doit aussi beaucoup au charisme de sa vedette, l’Iranienne Golshifteh Farahani, 36 ans, qui, après avoir multiplié les apparitions remarquées ces dernières années, notamment en combattante afghane dans "Les Filles du Soleil" d’Eva Husson, en 2018, retrouve enfin un premier rôle à la hauteur de son talent.

"C’est une actrice qui a un parcours atypique et une personnalité incroyable", rappelle Didier Lacourt. "Manele Labidi a tout de suite  pensé à elle pour le rôle", ajoute-t-il au sujet de celle qui a quitté son pays en 2008 après s’être vue confisquer son passeport suite à sa participation au film de Ridley Scott "Mensonges d’Etat" avec Leonardo DiCaprio. Elle était à l’époque la première star iranienne à tourner à Hollywood depuis la révolution islamique de 1979.

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Aujourd’hui installée en France, Golshifteh Farahani multiplie les expériences de chaque côté de l’Atlantique, aussi à l’aise chez Jim Jarmusch ("Paterson") qu’Alain Chabat ("Santa et Cie"). En avril prochain, c’est dans un univers autrement plus viril qu’on la retrouvera puisqu’elle sera la partenaire de Chris "Thor" Hemsworth dans "Tyler Rake", un film d’action qui sera disponible sur Netflix.

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