Bande-annonce décriée mais prestation encensée : Zac Efron souffle le chaud et le froid dans la peau du serial killer Ted Bundy

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TRANSFORMATION - Estampillé "beau gosse" par Hollywood, l'acteur américain trouve un second souffle dans "Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile", présenté au festival de Sundance dimanche 27 janvier. Les premières images du film, consacré à l'un des tueurs les plus sombres de l'histoire des Etats-Unis, avaient pourtant laissé perplexes les réseaux sociaux.

Son nouveau look a moins fait parler que sa performance. Signe que Zac Efron a changé de case. Abonné aux rôles de beau gosse pas très malin depuis son premier tour de chant dans "High School Musical" il y a 13 ans, l'acteur américain a surpris son monde à Sundance dans un registre qu'on ne lui connaissait pas. Dans "Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile", celui qui s'affiche désormais avec des cheveux blond platine prête ses traits à l'un des serial killers les plus violents de l'histoire des Etats-Unis, Ted Bundy. Le tueur au physique de playboy a agi entre 1974 et 1978, attaquant et violant des jeunes femmes aux quatre coins du pays. On parle de plus de 30 victimes mais il serait responsable d'une centaine d'autres décès. 

Alors forcément Zac Efron a d'abord reculé pour mieux sauter. "Au départ, j'ai eu des réserves sur le fait de jouer un tueur en série", explique-t-il à Variety. Internet aussi a semble-t-il été déconcerté par la première bande-annonce, publiée vendredi 25 janvier et partagée par l'acteur sur ses réseaux sociaux. Le ton employé, jugé "trop enjoué" par beaucoup, a fait grincer des dents. Sur fond de musique rock et de romance, le film a été accusé de glorifier Ted Bundy rien qu'avec cet avant-goût de 1'32 minutes. Et si ces commentaires avaient tout faux et s'étaient au final fait berner... comme Bundy a berné son monde ? 

Efron est férocement convaincantThe Wrap

"Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile" choisit de s'attarder sur le quotidien de Ted Bundy, sans rien montrer de trop violent ou gore. "Ce film est vraiment à propos d'un être humain, quelqu'un avec qui j'aurais peut-être pu être ami. Et c'est aussi une histoire d'amour d'un point de vue unique. Je n'avais jamais vu ça avant", affirme Zac Efron. Ou comment un psychopathe est parvenu à maintenir une relation avec sa petite amie malgré ses tueries (Elizabeth Kloepfer, incarnée par Lily Collins).  "Il avait cette façade, ce charme. Beaucoup de gens en prison l'adoraient. Des policiers semblaient penser qu'il était un mec normal. Ce n'est qu'après sa confession que le monde a vraiment cru qu'il était capable de telles choses", commente son interprète pour Variety.

Les premières critiques sont partagées sur l'impact du film de Joe Berlinger, également à l'origine du documentaire en quatre épisodes "Conversations with a killer : the Ted Bundy tapes", disponible sur Netflix. Elles le sont moins au moment de louer la performance de Zac Efron. "Le plus choquant dans ce film, c'est la performance incroyablement accomplie et engagée avec passion de Zac Efron", écrit The Guardian tandis que The Wrap parle "du show Efron, vers qui tous les éléments gravitent pour le meilleur ou pour le pire". "Il est férocement convaincant dans la prestation la plus diverse psychologiquement de sa carrière", poursuit le site. Il est "quasi parfait" pour Collider, "extraordinaire" pour Indie Wire. "Efron vole plus haut que jamais", note The Hollywood Reporter et est "bon de façon très perturbante" pour Vanity Fair. De quoi offrir un joli tournant dans la carrière du comédien. Mais aussi de quoi permettre au film de trouver un distributeur, lui qui n'a toujours pas de date de sortie aux Etats-Unis. 

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