Omar Sy, Céline Sciamma, Agnès Jaoui... 200 stars réclament "une réforme en profondeur" des César

Omar Sy lors du déjeuner des nommés aux César 2017 où il concourrait dans la catégorie meilleur acteur pour "Chocolat".
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CRISE - Dans une tribune publiée ce lundi soir sur le site du journal Le Monde, deux cents personnalités du cinéma français dénoncent un fonctionnement "élitiste et fermé" et demandent des mesures concrètes pour réformer en profondeur les César.

C’est la crise aux César. Dans une tribune publiée lundi soir sur le site du journal Le Monde, 200 personnalités du cinéma français, dont Omar Sy, Bertrand Tavernier, Céline Sciamma ou Agnès Jaoui, réclament une "réforme en profondeur" de l'Académie des César. Les signataires jugent insuffisants les changements promis par son président Alain Terzian pour remédier à son fonctionnement jugé "élitiste et fermé". 

Comme le rappelle l’AFP, dans un entretien donné au Journal du dimanche, Alain Terzian avait annoncé des mesures en vue d'instaurer la parité au sein de l'Académie, dont seulement 35% des membres sont des femmes, promettant de conduire une "révolution culturelle". Des mesures que l'Académie a confirmé vouloir engager, dans un communiqué publié lundi soir, en commençant par son conseil d'administration qui doit devenir paritaire d'ici la fin de l'année.

Dysfonctionnements et opacité

"Nous nous réjouissons de ces changements à venir, mais ils nous semblent insuffisants", protestent les signataires la tribune. Ils se plaignent notamment, de n'avoir aucune voix au chapitre "ni dans les fonctionnements de l'académie et de l'association (qui la régit, ndlr), ni dans le déroulé de la cérémonie". Ils pointent du doigt des dysfonctionnements et une opacité des comptes qui génère de nombreux fantasmes. Quant aux promesses de parité, "il s'agirait de nouveau d'un système de cooptation, vestige d'une époque que l'on voudrait révolue, celle d'un système élitiste et fermé", dénoncent-ils. Ils réclament également de pouvoir voter directement pour élire leurs représentants, comme c'est le cas pour les Oscar et les Bafta (Royaume-Uni).

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A deux semaines de la cérémonie qui se déroulera le 28 février, le Conseil d’Administration a appelé ce mardi 11 février à un apaisement afin de ne pas mettre en danger le déroulement de la manifestation déjà entachée par la polémique suscitée par les douze nominations récoltées par  "J’accuse", le film de Roman Polanski. "L'Association pour la Promotion du Cinéma rappelle qu'elle a pris acte des critiques, questionnements et remarques quant à la gouvernance de l'Académie des arts et techniques du cinéma. Le conseil d'administration va saisir aujourd'hui le Président du Centre national du cinéma afin de nommer un médiateur en charge d'une profonde réforme des statuts et de la gouvernance de l'Académie", indique le communiqué. Une chose est sûre : la cérémonie risque d’être mouvementée cette année…

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