"Le meilleur reste à venir" : Patrick Bruel et Fabrice Luchini irrésistibles dans une comédie douce-amère

"Le meilleur reste à venir" : Patrick Bruel et Fabrice Luchini irrésistibles dans une comédie douce-amère
Sorties

NOTRE AVIS – Dans "Le meilleur est à venir", en salles depuis mercredi, les réalisateurs Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte misent sur l’humour pour s’attaquer au drame du cancer. Une comédie populaire qui repose en grande partie sur l’alchimie du duo Patrick Bruel et Fabrice Luchini.

"Noël au scanner, Pâques au cimetière", ironisait en son temps le regretté Pierre Desproges. Rire du cancer, la principale cause de décès en France – la première chez les hommes, la deuxième chez les femmes – n’est pas une mince affaire. Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte s’y attellent à leur manière avec "Le meilleur reste à venir", une comédie populaire où le "crabe" est au cœur d’un quiproquo digne du plus grand succès du duo, "Le Prénom".

Arthur Dreyfus (Fabrice Luchini) et César Montesiho (Patrick Bruel) sont deux amis d’enfance au tempérament opposé. L’un est anxieux, casanier, tendance sinistre. L’autre est insouciant, extraverti, limite irresponsable. Ils se complètent et peuvent depuis toujours compter l’un sur l’autre. Suite à un malheureux concours de circonstances, Arthur hérite des examens médicaux de César. Et découvre que ce dernier souffre d’un cancer incurable. Incapable de dire la vérité à son vieux pote, il décide de lui faire croire que c’est lui qui va mourir…

Voir aussi

Ce point de départ osé, sinon périlleux, renvoie d’emblée le spectateur à ses propres angoisses, tout en questionnant son sens moral. Certains jugeront Arthur lâche, d’autres au contraire d’une infinie délicatesse. Le film tout entier repose sur ce dilemme qui va tester les liens unissant les deux hommes à travers une série de péripéties qui les emmènera jusqu’en Inde pour consulter un guérisseur, en passant par une virée à Biarritz en voiture de collection.

"Le meilleur reste à venir" aurait pu s’intituler "Ceux qui restent". Non seulement c’était déjà pris – le très beau film d’Anne Le Ny avec Vincent Lindon – mais Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte ont choisi de nous faire sourire coûte que coûte, y compris dans les moments les plus inattendus. Ce qui explique sans doute leur décision d’engager deux stars qui inspirent, en règle générale, la sympathie du grand public.

Voir aussi

Si Fabrice Luchini en fait des caisses, comme souvent,  difficile de ne pas constater son alchimie avec un Patrick Bruel impeccable dans la peau d’un homme qui refuse de vieillir. L’acteur-chanteur était déjà excellent dans "Le Prénom". Ici, les réalisateurs lui ont concocté un personnage qui semble directement puiser dans son image publique et son histoire personnelle, jusque dans sa relation complexe au père. Touchant.

>> "Le meilleur reste à venir", de Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte. Avec Patrick Bruel, Fabrice Luchini, Pascale Arbillot, Zineb Triki.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter