"Judy" : 3 bonnes raisons d'attendre le film qui marque le retour au sommet de Renée Zellweger

"Judy" : 3 bonnes raisons d'attendre le film qui marque le retour au sommet de Renée Zellweger
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PREVIEW - La star de "Bridget Jones" enfile le costume de la légendaire Judy Garland dans un biopic touchant qui sort en salles le 26 février prochain. Un éclairage plus sombre sur les derniers mois de l'actrice à la voix d'or porté par une sublime interprétation.

Quelque part, de l'autre côté de l'arc-en-ciel, repose une icône qui a laissé une trace indélébile sur l'industrie du spectacle aux Etats-Unis. Popularisée par "Le Magicien d'Oz" dans lequel elle campait Dorothy en 1939, Judy Garland a eu la trajectoire d'une étoile. De l'éclat absolu à l'extinction totale. Un parcours tragique que Hollywood ne pouvait pas laisser de côté très longtemps.

Plusieurs années de travail - dont une entière de préparation pour Renée Zellweger - ont été nécessaires à la confection de "Judy", un biopic pas comme les autres qui se concentre sur cinq semaines de la vie de la chanteuse. Cinq semaines déterminantes qui en disent long sur sa qualité d'artiste, mais aussi sur la femme et la mère qu'elle était.

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Parce qu'il met en scène un épisode méconnu de sa vie

Avant "Judy", il y a eu "End of the Rainbow" - une comédie musicale de Peter Quilter dont la première a eu lieu en 2005 en Australie. Écrasée par les dettes, Judy Garland est contrainte de s'envoler pour Londres pour renflouer ses comptes et pouvoir ainsi subvenir aux besoins de ses enfants. À l'hiver 1968, la mère de Liza Minelli pose ses valises au Talk of the Town pour une série de concerts à guichets fermés. 

Sauf que la quadragénaire n'est plus que l'ombre d'elle-même, abîmée par les excès de drogue, d'alcool et une jeunesse ultra encadrée par les patrons des grands studios hollywoodiens. Ces cinq semaines constitueront pour elle une dernière chance de rebondir. "Cette opportunité était une planche de salut et une manière de réduire au silence ses détracteurs et de prouver au monde et à elle-même qu'elle avait encore toutes les qualités pour se produire sur scène", explique le scénariste Tom Edge.

Parce que l'émotion est au rendez-vous

Quand on pense Judy Garland, on pense joie de vivre. C'est pourtant tout l'inverse qui se joue dans le regard de Renée Zellweger pendant deux heures. La tristesse ne quitte jamais ses yeux, offrant un portrait intime de la star qu'on découvre complètement perdue en coulisses et inquiète de ne pas être à la hauteur. "Et si je n'arrive pas à le refaire ?", s'interroge-t-elle à l'issue de son premier show londonien. On se prend d'affection pour cette femme au parcours cabossé par une carrière lancée beaucoup trop tôt, qui au final pense plus aux autres qu'à elle-même. Une séquence témoignant de sa relation avec ses fans nous a même mis la larme à l'oeil...

Parce que Renée Zellweger est exceptionnelle

"Stupéfiante", "incroyable", "sensationnelle"... Les critiques internationaux ne tarissaient pas d'éloges sur la performance de la star de "Bridget Jones" lors des premières projections du film aux festivals de Telluride et Toronto à la rentrée. Des qualificatifs loin d'être usurpés tant l'actrice américaine attrape la lumière à l'écran. De Judy Garland, elle a tout pris. Sa posture voûtée, son phrasé, sa voix à la fois grave et puissante. Pas besoin de doublure vocale, Renée Zellweger interprète elle-même l'intégralité des chansons présentes dans le long-métrage. Une incarnation plus vraie que nature qui lui a valu tous les prix majeurs de la saison, dont l'Oscar de la meilleure actrice dimanche 9 février.

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"Judy" de Rupert Goolde

avec Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock et Rufus Sewell

en salles le 26 février

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