"La Haine" : le film culte de Mathieu Kassovitz ressort au cinéma

Vincent Cassel dans "La Haine", le rôle qui l'a révélé au grand public.

JUSQU'ICI TOUT VA BIEN – Pour fêter ses 25 ans, le film réalisé par Mathieu Kassovitz, avec Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé, ressortira au cinéma le 5 août. Et il n'a pas pris une ride…

C'est un film qui aura marqué toute une génération. A l'occasion de son 25e anniversaire, La Haine ressortira au cinéma le 5 août prochain. Film culte auréolé du prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1995 et de trois César (dont celui du meilleur film), le long-métrage de Mathieu Kassovitz avait créé le scandale lors de sa sortie. Deuxième long-métrage de Mathieu Kassovitz, le film qui a révélé Vincent Cassel et Saïd Taghmaoui raconte l'histoire de trois copains de banlieue qui voient leur vie basculer après une nuit d'émeutes provoquées par l'arrestation et le passage à tabac d'Abdel, un jeune résident de leur cité.  

Il y a Vinz (Vincent Cassel), un jeune juif agressif et à fleur de peau qui veut venger son ami ; Hubert, un jeune homme noir qui prône le dialogue et la non-violence avec la police ; et Saïd (Saïd Taghmaoui), un jeune maghrébin, bout en train de la bande, qui joue les médiateurs entre les deux premiers. 

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"C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : 'Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici tout va bien.' L'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage". Cette réplique culte de La Haine a aujourd'hui une résonance toute particulière. 

Véritable pamphlet contre les violences policières, le film s'inspire en effet de l'affaire de Makomé M'Bowolé, un jeune Zaïrois de 17 ans tué d'une balle dans la tête le 6 avril 1993 alors qu'il était en garde à vue au commissariat des Grandes-Carrières, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris. Le policier expliquera par la suite qu'il avait pointé son arme sur le jeune homme pour lui faire peur... 

"Je me suis demandé comment le flic a pu en arriver à une telle haine, pour lui tirer une balle dans la tête alors qu’il ne pouvait rien faire, c’est évident", expliquait à l'époque Mathieu Kassovitz. "Le policier n’a certainement pas voulu tirer, mais il lui a fait peur, il a mis le flingue, il a armé le chien, et [je me suis demandé] comment le môme a réussi à le mettre dans une telle situation de haine. […] Il y a une telle haine dans les deux camps, qu’il faut au moins poser la question".

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