Le Crédit Mutuel donne le LA… au Festival de Poupet

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Dans un écrin unique, le Festival de Poupet affichera au terme de sa « saison estivale » de trois semaines, pas moins de 80.000 spectateurs charmés par l’éclectisme de la programmation. Entre le 1er et le 19 juillet, se seront succédés Soprano, Joan Baez, Angèle, Zazie ou encore Marc Lavoine.

Niché au milieu d’une vallée sur la commune de Saint-Malô-du-Bois, en Vendée, le Festival de Poupet a l’air d’une bulle hors du temps. « Les artistes aiment venir ici parce qu’ils sont dans un cadre intimiste et chaleureux, on est en pleine nature », nous dit Fabrice, un habitué du festival. Une impression confirmée par Thomas Maindron, l’organisateur, qui précise que le théâtre de verdure qui accueille les concerts « est un amphithéâtre dans lequel tout le monde voit bien, les premiers spectateurs sont à moins d’un mètre des artistes ». Et nous avons pu le constater, l’arène est au milieu de nulle part, la scène et la fosse entourées par des arbres. Un écrin, une faille spatio-temporelle. Cette impression de bulle hors du temps est renforcée par la programmation d’une grande richesse : « Il y a des jeunes des anciens, des gars du rap, du rock, il y en a pour tout le monde » explique Thomas Maindron, qui recevait le 9 juillet Joan Baez dans un ambiance très woodstock.


L’un des autres points forts du Festival de Poupet, c’est la liberté laissée aux artistes de faire de vrais concerts qui durent deux heures voire plus. « Chez nos confrères, ce n’est pas rare que les artistes jouent 50 minutes, 60 minutes pas plus parce que le timing est serré avec 4 à 5 artistes par soir, constate Thomas Maindron. A Poupet, on leur laisse la possibilité de jouer une heure et demi, deux heures, le record est encore détenu par Yannick Noah avec près de 4 h 30 de concert ». Le week-end dernier, deux pointures de la variété française, Marc Lavoine et Zazie, ont pu profiter de cette liberté, comme le feront Angèle, Scorpions, Feder ou encore Soprano d’ici la fin du festival. 

Marc Lavoine est remonté dans les « années 80 » pour le plus grand plaisir du public… largement féminin, il faut l’avouer. D’ailleurs, le chanteur aux allures de dandy séducteur joue sur cette donnée en lançant entre deux titres « comment allez-vous mesdames ». Le « mesdames » est important, il en usera pendant tout son concert enchaînant ses tubes « Dis-moi que l’amour », « Le Pont Mirabeau » et bien évidemment « Elle a les yeux revolver ». Le chanteur, qui maîtrise l’art de la scène, a attendu le dernier moment, les dernières minutes pour chanter son tube le plus connu. Le public féminin s’impatientait. Philippe en témoigne, en souriant : « s’il ne l’avait pas chanté, ma femme en aurait été folle de rage ». Au lieu de ça, c’est blotti dans les bras de son mari qu’elle danse, les yeux remplis d’étoiles. 

Des étoiles, Zazie en a mis aussi dans les yeux du public de Poupet. Dès son arrivée sur scène – chapeau de cow-boy et santiags fleuris aux pieds - on entend les premiers rangs murmurer « qu’est-ce qu’elle est belle ». Belle et magnétique. Et surtout, d’une énergie incroyable. Toujours aussi drôle, piquante et libre. Terriblement libre, à l'image du Festival de Poupet. Pour séduire et envoûter son public, elle alterne avec intelligence ses tubes et les titres de son dernier album, « Essenciel ». Des titres engagés, qui parlent ouvertement de féminisme, d’écologie, de l’humain, d’amour aussi. Parmi les chansons plus anciennes, Zazie n’a pu faire l’impasse sur les mythiques « Je suis un homme », « Zen » ou encore « J’envoie valser », tous repris d’une seule voix par le public. C’est dans un océan de bonheur que l’artiste a envoyé valser le public de Poupet.

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