"YMCA" des Village People, c'était lui : le disco et la house pleurent la mort du producteur français Henri Belolo

"YMCA" des Village People, c'était lui : le disco et la house pleurent la mort du producteur français Henri Belolo
Sorties

DISPARITION - La Sacem a annoncé la mort à l'âge de 82 ans de l'auteur-compositeur Henri Belolo, qui a contribué à populariser le disco, le hip hop et la house music en France.

"YMCA" des Village People", c'était lui. "Blue" des Eiffel 65, aussi. "Freed from desire" de Gala, encore lui. Autant de tubes qui ont fait danser des générations entières dans les années 1990. Henri Belolo, leur auteur, est décédé à l'âge de 82 ans, a annoncé lundi 6 août la Sacem dont il était "membre depuis 1975 en qualité d'auteur-compositeur". 

"Il a contribué à l'essor de la dance, la disco et la house en France", poursuit l'organisation dans son hommage à cette figure de la musique, dont le nom est toujours resté dans l'ombre de ceux des artistes qu'il a aidés à éclore.

A commencer par les Village People, groupe mythique créé en 1973 dont il avait raconté la genèse au Parisien. "J'étais à New York avec mon associé Jacques Morali. On se baladait dans le quartier du Village et on a vu un Indien jouer des cloches dans le rue. Intrigués, on l'a suivi dans un bar où il était serveur, et faisait un numéro de disco toutes les vingt minutes. Parmi les clients, était attablé un type avec un chapeau de cow-boy. Ce fut le déclic : créer un groupe avec tous les stéréotypes du mâle américain". La folle aventure débouche sur des tubes comme "YMCA" donc, et son inoubliable chorégraphie, "Macho Man", "In The Navy" ou encore "Go West". Le groupe décrochera même un prestigieux Grammy Award en 1979.

Il avait produit le remix du "I Will Survive" de Gloria Gaynor, devenu hymne de l'équipe de France de football en 1998

Henri Belolo est aussi l'un des importateurs du hip hop en France avec le groupe Break Machine et son célèbre "Street Dance" au début des années 1980.  Fondateur de la maison de disques Carabine Music, c'est avec le label Scorpio Music, lancé en 1976, qu'il va davantage inscrit sa marque dans le paysage musical français. C'est là qu'il sort "No Limit" de 2 Unlimited, "Samba de Janeiro" de Bellini, "Boom Boom Boom Boom" des Vengaboys, "Gabriel" de Najoua Belyzel, "Barbra Streisand" de Duck Sauce ou encore "Un monde parfait" d'Ilona Mitrecey. C'est lui aussi qui fait confiance au Hermes House Band et à son remix du "I Will Survive" de Gloria Gaynor. On connaît la suite.

Lire aussi

Les hommages étaient nombreux après l'annonce de sa disparition. Henri Belolo restera "comme un extraordinaire éditeur et producteur de la période disco, un modèle et un précurseur pour tous ceux qui rêvent d'exporter nos musiques. Le monde entier a dansé sur Village People... grâce à lui", a réagi Bruno Lion, éditeur de musique et président du conseil d'administration de la Sacem sur son compte Facebook.  Pascal Nègre, ex-président d'Universal Music France, a lui salué sur Twitter un "producteur indépendant légendaire avec une personnalité tellement attachante".

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : une deuxième vague "pire que la première" ?

CARTE - Voici la liste des 54 départements désormais sous couvre-feu

Passage à l'heure d'hiver : est-ce vraiment la dernière fois ?

EN DIRECT - Covid-19 : le bilan va "s'alourdir dans les prochains jours et semaines, quoi que nous fassions"

Débat Trump/Biden : "C’est incroyable de voir des visions aussi radicalement opposées s’exprimer aussi calmement"

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent