VIDEO - Drakeo the Ruler : depuis sa cellule de prison, ce rappeur a enregistré un album avec son téléphone

VIDEO - Drakeo the Ruler : depuis sa cellule de prison, ce rappeur a enregistré un album avec son téléphone
Sorties

INSOLITE - Acquitté lors de son procès pour meurtre l’an dernier, le rappeur américain Drakeo The Ruler est toujours incarcéré en Californie. Dénonçant l’acharnement judiciaire dont il s'estime victime, il a enregistré un album entier sur les téléphones payants du pénitencier.

Vous avez peut-être aperçu son nom sur les pancartes des manifestants du mouvement Black Lives Matter outre-Atlantique ces derniers jours. Le rappeur Drakeo the Ruler, de son vrai nom Darrell Caldwell, crée l’événement cette semaine avec "Thank you for using GTL", dont les parties vocales ont été enregistrées… depuis les téléphones du pénitencier californien où il est incarcéré depuis plus de deux ans. Une folle histoire qu’on vous raconte dans la vidéo ci-dessus.

Natif des quartiers de chaud de South Central, Drakeo the ruler a effectué son premier séjour derrière les barreaux à l’âge de 12 ans pour des délits mineurs. Un parcours de bad boy qu'il raconte volontiers dans ses mixtapes à succès. Au printemps 2018, il est inculpé pour meurtre et tentative de meurtre suite à une fusillade qui a fait un mort et deux blessés à Carson.

Lire aussi

Lors de son procès en juillet 2018, le rappeur clame son innocence. Faute de preuves, l’accusation met en avant ses clips et son mode de vie "gangsta" pour l'accabler. Les jurés décident de l’acquitter, mais le procureur requalifie une partie des charges. Drakeo the Ruler reste en prison, dénonçant l’acharnement judiciaire à son encontre. Les tribunaux paralysés par la pandémie de coronavirus, il ne sait toujours pas quand il sera rejugé.

Derrière les barreaux, il s’est servi des appels téléphoniques payants que peuvent passer les détenus pour faire parvenir à son producteur les voix de "Thank your for using GTL". GTL, c’est le nom d’une compagnie téléphonique dans le viseur de nombreuses associations en raison de ses tarifs prohibitifs appliqués à de nombreux détenus.

Une pétition pour réclamer sa libération

Le rappeur s’est d’ailleurs amusé à conserver le message automatique qui interrompt les appels une fois les crédits épuisés. 

Mise en ligne en milieu de semaine, une pétition réclamant sa libération a déjà réuni près de 25.000 signatures. Salué par la presse américaine, du prestigieux Washington Post au site musical de référence Pitchork, son album fera-t-il de lui le premier prisonnier n°1 des charts américains ?

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent