Pourquoi la décision de Disney de ralentir le rythme de sortie des "Star Wars" est une bonne chose

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TOUT DOUCEMENT - Le PDG de The Walt Disney Company a reconnu avoir mal géré le calendrier des films issus de l'univers "Star Wars". "Un peu trop de films, trop vite", regrette-t-il dans une interview au Hollywood Reporter. Et si on revenait à la rareté qui faisait de chaque nouvelle aventure des Jedi un évènement en salles ?

Cinq films en cinq ans.  Rarement un univers n'aura été autant exploité en si peu de temps. Depuis son rachat de Lucasfilm en 2012 (pour quatre milliards de dollars, soit trois milliards d'euros environ), Disney savait qu'il tenait entre ses mains un précieux à la valeur plus inestimable que celui de Gollum. Mais à vouloir trop tiré sur la corde, cette dernière a cédé. "C'est moi qui ai édicté le planning et, avec du recul, je pense que l'erreur que j'ai faite - j'en prends la responsabilité - c'était un peu trop de films, trop vite", regrette Bob Iger, le patron de The Walt Disney Company. 

Dans une interview donnée à The Hollywood Reporter, il annonce donc "un certain ralentissement" mais prévient que "ça ne veut pas dire que nous ne ferons plus de films". Le tournage de l'épisode IX a ainsidémarré le 1er août à Londres sous la direction de JJ Abrams, qui avait relancé la franchise il y a trois ans. Bob Iger parle également d'autres sagas en cours de développement par les créateurs de "Game of Thrones" David Benioff et DB Weiss, sans en dire davantage. Serait-ce le spin-off sur Bobba Fett, longtemps évoqué dans les médias mais jamais confirmé ? 

"Solo", le vilain petit canard de la franchise

"Nous sommes arrivés au moment où nous allons commencer à prendre des décisions sur ce qui va advenir après le film de JJ", poursuit Bob Iger, faisant ici référence à la quatrième trilogie "Star Wars" - loin des Skywalker - qui sera lancée prochainement. "Je pense que nous allons être un petit peu plus prudents en termes de volumes et de timing. Et j'en prends la responsabilité", conclut-il.  Comme il prend la responsabilité du semi-échec de "Solo", le spin-off consacré à Han Solo sorti en mai dernier et qui n'avait récolté "que" 400 millions de dollars au box-office dans le monde (un peu plus de 300 millions d'euros). Des résultats qui ont sans doute poussé Disney a appuyé sur la pédale de frein pour ne pas user sa poule aux oeufs d'or.

Car le film de Ron Howard a rapporté bien moins que ces prédécesseurs. "Le Réveil de la Force", qui avait débuté la 3e trilogie, avait en effet cassé les records à sa sortie en 2015, devenant le premier film à franchir la barre des 900 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Il est encore à l'heure le troisième film le plus bankable de l'histoire du cinéma, derrière "Avatar" et "Titanic" avec plus de 2 milliards de dollars engrangés dans le monde. Ce septième épisode de la saga "Star Wars" était le premier de l'univers imaginé par George Lucas depuis 10 ans. L'année suivante, le spin-off "Rogue One" cartonnait aussi au box office mondial avec plus de 1 milliard de dollars dans la besace de Disney. 

La sortie de l'épisode 9, prévue pour décembre 2019, viendra clore un cycle mi-vertueux mi-vicieux pour Disney qui pourrait revenir au cycle-type de "Star Wars", à savoir un long-métrage tous les trois ans. De quoi permettre de refaire de la sortie d'un film de la saga un événement plus rare. Et donc plus susceptible d'attirer les foules.

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