César 2020 - "Wonder Boy, Olivier Rousteing, né sous X" : le documentaire du directeur artistique de Balmain décroche une nomination

César 2020 - "Wonder Boy, Olivier Rousteing, né sous X" : le documentaire du directeur artistique de Balmain décroche une nomination
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TÉMOIGNAGE - Dans "Wonder Boy, Olivier Rousteing, né sous X", le célèbre créateur part à la recherche de ses origines. Un documentaire poignant qui concoure pour le César du meilleur documentaire.

C’est l’ami des Kardashian et de Rihanna. Il a 5,5 millions d'abonnés sur Instagram et le monde de la mode l'adule. Nommé directeur artistique de Balmain à l'âge de 25 ans, Olivier Rousteing a tout pour être heureux. Mais derrière cette success story digne d'un film hollywoodien, le créateur de 34 ans cache en réalité une blessure profonde : né sous X, il a été abandonné par sa mère à la naissance. "Quand tes parents ne te veulent pas, tu te demandes pourquoi tu es là ?", explique Olivier Rousteing dans "Wonderboy", le documentaire d'Anissa Bonnefont qui vient de récolter une nomination aux Césars 2020. Déjà diffusé sur Canal+ en octobre dernier, le film concoure dans la catégorie meilleur documentaire aux côtés de "68, mon père et les clous", de Samuel Bigiaoui, "La Cordillère des Songes", de Patricio Guzman, "Lourdes", de Thierry Demaizière et Alban Teurlai et "M", de Yolande Zauberman. 

Dans ce film bouleversant, on suit le surdoué de la mode dans un véritable parcours du combattant à la recherche de ses parents biologiques. Adopté à l'âge de 1 an par une famille bordelaise affectueuse et aimante, Olivier Rousteing  a décidé de se lancer dans une quête douloureuse mais indispensable pour pouvoir continuer à avancer. "Tant que je ne sais pas qui je suis, je ne pourrai pas m’aimer", admet Olivier Rousteing que l'on découvre dans son quotidien,  entre la préparation de ses défilés et ses démarches pour connaitre l'identité de celle qui lui a donné la vie. 

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Un voyage certes intime, mais qu'il a décidé d'entreprendre sous l'œil de la caméra bienveillante d'Anissa Bonnefont "pour ne pas lâcher", comme il l'a expliqué sur le plateau de "Quotidien" le 1er octobre. "Ça m’a obligé à tenir bon car je voulais finir ce documentaire et faire passer un message d’espoir à tous les enfants qui ont vécu la même chose.  (…) Ça a été deux ans de thérapie, la caméra a été une espèce de catharsis", explique le jeune homme dont le succès n'a fait que renforcer sa grande solitude. 

On a du mal à retenir ses larmes quand il découvre la vérité sur sa conception. En présence d'une psychologue du Cnaop (le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles), qui l'accompagne dans la lecture de son dossier  personnel, le créateur apprend que sa mère, d’origine somalienne, avait 15 ans au moment de l'accouchement, et que son père était un Ethiopien âgé de 25 ans. "Quinze ans, mais c'est tellement jeune !", lance-t-il avant de fondre en larmes quand il réalise que sa mère n'était peut-être pas consentante. "Ce que j’ai appris, c’est une histoire triste. Si c’était une histoire d’amour elle en aurait parlé", poursuit le jeune homme, bouleversé. 

Si aujourd'hui, Olivier Rousteing n'a toujours pas retrouvé sa mère (celle-ci a souhaité que le secret sur son identité soit maintenu toute sa vie), il ne perd pas espoir. Et lui laisse la porte ouverte. "Ce film est une façon de lui dire que je vais bien", expliquait-il sur le plateau de "Quotidien". "Et la remercier aussi par rapport à toute la souffrance qu'elle a pu avoir. (…) Si elle a envie de faire le pas vers moi, je serai très heureux qu'elle le fasse pour la remercier face à face". 

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