"Marie Stuart, reine d'Ecosse" : pourquoi Margot Robbie, impressionnante dans la peau d'Elizabeth I, s'y est "sentie prise au piège"

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INTERVIEW - Après son interprétation de haut vol de la patineuse Tonya Harding, Margot Robbie se métamorphose sous les traits de la reine Elizabeth Ier dans "Marie Stuart, reine d'Ecosse", au cinéma ce mercredi 27 février. Elle revient pour LCI sur ces semaines éprouvantes passées dans la peau de la souveraine.

Les premières photos du tournage, captées entre deux scènes à l'été 2017, ont créé la surprise. Car Margot Robbie y disparaissait totalement au profit d'un personnage à mille lieues de  la femme fatale blonde et hyper sexualisée que le public a découverte dans "Le Loup de Wall Street" de Martin Scorsese. Teint blafard et surpoudré, front dégarni et cheveux roux frisés, prothèse au bout du nez, l'actrice australienne succède à sa compatriote Cate Blanchett dans la peau d'Elizabeth Ier, reine d'Angleterre et d'Irlande de 1558 à à 1603, qu'on découvre sous un nouveau jour dans "Marie Stuart, reine d'Ecosse", en salles ce mercredi 27 février. 


Mais les trois heures passées au maquillage pour inscrire sur sa peau les marques laissées par la variole n'ont pas été le plus éprouvant pour la jeune femme de 28 ans, profondément marquée par ce rôle. "J'étais assez soulagée de laisser Elizabeth derrière moi. Ça a été difficile de l'incarner, ce n'était pas libérateur. Je me suis sentie contrainte la plupart du temps", nous explique-t-elle lors de notre rencontre à Londres mi-décembre. 

Ça a été une libération cathartique, un exutoire d'émotionsMargot Robbie sur la seule scène qu'elle partage avec Saoirse Ronan, l'interprète de Marie Stuart

"C'est un personnage que j'étais prête à quitter. Je me suis sentie vraiment prise au piège, sans doute de la même manière qu'elle dans sa position", ajoute-t-elle. Loin de l'image froide et sans pitié propagée dans les livres d'histoire, le film de Josie Rourke se base sur les travaux de l'historien John Guy, qui dévoilent une certaine fragilité chez Elizabeth, partagée entre sa condition de femme et celle de dirigeante. "Je pense qu’elle serait une souveraine très différente de nos jours. Ses choix étaient le résultat de son époque. Elle était tellement douée pour suivre les règles qu’elle a fini par devenir une figure tragique. Je pense qu’elle avait compris les codes qui régissaient la société et ce que voulaient les gens. Elle est devenue une façade, une image. Elle est devenue un trône plus qu’une femme et une personne", analyse son interprète.

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"Marie Stuart, reine d'Ecosse" : l'interview de Margot Robbie, Saoirse Ronan et Josie Rourke

Margot Robbie fend véritablement l'armure lors d'une scène imaginée dans laquelle Elizabeth et Marie se font face. La dernière tournée par l'Australienne, qui a découvert sa partenaire Saoirse Ronan en costume pour la première fois à ce moment-là, les deux actrices s'étant soigneusement évitées sur le plateau pour plus de réalisme au moment d'entendre "action". "Notre scène ensemble a été si importante pour moi. Ça a été une libération cathartique, un exutoire d'émotions", se souvient Margot Robbie la main sur la poitrine, comme encore sous l'emprise de son personnage. Sa prestation royale lui a valu d'être nommée aux prestigieux Screen Actors Guilde Awards et aux Bafta. Mais son nom ne figurait pas sur la liste des nommés aux Oscars. Une aberration tant elle est impressionnante à l'écran. 

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