"Hobbs and Shaw" : le spin-off de "Fast and Furious" est bien le plaisir coupable qu'on attendait cet été

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ON ADORE - Ça se castagne et ça s'invective à un rythme effréné entre Dwayne Johnson et Jason Statham dans "Hobbs and Shaw", en salles mercredi 7 août. Le duo, jouissif, vient redynamiser la franchise de bolides avec sa meilleur arme : l'humour. Quitte à frôler l'overdose de testostérone.

Prenez deux personnages qui se détestent cordialement et obligez les à cohabiter pour faire avancer la situation, c'est-à-dire sauver le monde dans le cas de tout bon blockbuster hollywoodien qui se respecte. La recette de départ de "Hobbs and Shaw" est d'une simplicité affolante mais après deux heures passées avec les deux gaillards du spin-off de la saga "Fast and Furious", on ne peut dire qu'une chose : l'ensemble fonctionne plutôt très bien, sans jamais se prendre au sérieux.

Présenté à la presse française mercredi 31 juillet, à la veille de sa sortie américaine, le film de David Leitch ("Atomic Blonde", "Deadpool 2") fait s'associer Luke Hobbs (Dwayne Johnson) et Deckard Shaw (Jason Statham) pour récupérer un virus mortel que convoite le vilain Brixton, méchant 2.0 plus proche de la machine que de l'homme qui se qualifie de "Superman noir". On n'a pas grand-chose à reprocher à Idris Elba dans ce rôle-là,mais il est bien difficile pour lui d'exister face au monstre à deux têtes qu'a créé Universal.

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Le duo Johnson-Statham rend bien fade celui que formaient au lancement de la saga "Fast and Furious Vin Diesel et feu Paul Walker. Les deux acteurs s'invectivent à un rythme effréné, au point qu'on a parfois l'impression d'être devant l'émission de MTV "Yo Momma" - où l'on s'affronte au rythme de "ta mère est tellement...". Mais les vannes, certes souvent en bas de la ceinture, font sourire et la dynamique des deux donne un coup de fouet à un film qui ne manquait pourtant pas d'action. Ça explose dans tous les sens et ça se castagne à tour de bras, rendant hommage à ce qui pourrait être l'adage de tous les films de The Rock : plus c'est gros, plus ça passe - au diable la cohérence.

Vanessa Kirby plus badass que jamais

En 2h15, Dwayne Johnson saute du haut d'un immeuble londonien façon "Skyscraper" - son carton au box-office l'été dernier - sans filet et empêche un hélicoptère de voler à la force de ses (gros) bras. À se demander si ce n'est pas plutôt lui le héros surhumain de l'histoire. Il trouve même le temps de s'amouracher de la belle Hattie Shaw, campée par une Vanessa Kirby ("The Crown, "Mission Impossible : Fallout") plus badass que jamais (désolée Letty...). Et les voitures dans tout ça ? Les amoureux de "Fast and Furious" retrouveront des séquences dopées à la nitro en toute fin de film, mais ce n'est pas franchement l'essentiel ici.

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Ajoutez à tout cela le discours très américain sur l'importance de la famille, des phrases ultra clichées ("La guerre est mon métier"), une déclaration d'amour de Dwayne Johnson à son héritage samoan et deux apparitions surprises qui devraient vous faire sourire, et vous obtiendrez le plaisir coupable de l'été qu'on attendait. Hollywood oblige, une porte est évidemment ouverte pour une suite avec des scènes supplémentaires qui se cachent jusqu'au bout du générique. Charge à Johnson et Statham de passer la cinquième au box-office.

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